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Santé : Les Etats-Unis vont soumettre des voyageurs à un dépistage d’Ebola

Les Etats-Unis ont annoncé lundi un renforcement des contrôles sanitaires à la frontière contre le virus Ebola, qui a contaminé un ressortissant américain en République démocratique du Congo (RDC).

Ces annonces, des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire aux Etats-Unis, interviennent alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme une urgence sanitaire internationale.

Washington va mettre en place des contrôles sanitaires pour les voyageurs aériens en provenance des zones touchées et restreindre temporairement l’attribution de visas pour les étrangers ayant voyagé dans ces zones. Un Américain a contracté le virus «dans le cadre de son travail en République démocratique du Congo», ont annoncé les CDC. Les CDC avaient déclaré, au cours du week-end, travailler au «rapatriement en toute sécurité d’un petit nombre d’Américains directement touchés par cette épidémie».

Cet individu a «développé des symptômes au cours du week-end et a été testé positif tard dimanche», et des dispositions sont actuellement prises pour le transférer en Allemagne pour le soigner, a déclaré Satish Pillai, chargé de la gestion d’Ebola au sein des CDC.

«À l’heure actuelle, les CDC jugent faible le risque immédiat pour la population américaine, mais nous continuerons d’évaluer la situation et pourrions adapter les mesures de santé publique en fonction des nouvelles informations disponibles», a déclaré l’agence sanitaire dans un communiqué.

Outre les contrôles effectués dans les aéroports, les CDC ont annoncé la mise en place de restrictions d’entrée pour les ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC) ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.

L’ambassade des États-Unis à Kampala a annoncé la suspension temporaire de tous ses services de visas et indiqué que les demandeurs concernés avaient été informés. Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche responsable de la propagation de cette maladie hautement contagieuse. Selon les derniers chiffres publiés dimanche par le ministre de la Santé de la RDC, Samuel-Roger Kamba, 91 décès seraient liés à la recrudescence actuelle des cas.

Environ 350 cas suspects ont été signalés et la plupart des personnes infectées ont entre 20 et 39 ans. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, se sont officiellement retirés de l’OMS cette année.

Source : Afp

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