
À quelques jours de la célébration du 1er mai, Journée internationale du travail, les acteurs syndicaux togolais ont démarré, ce mardi 28 avril 2026 à Lomé, un atelier de réflexion sur le thème : « Syndicats et actions syndicales : quelles contributions pour le travail décent, la stabilité et la paix sociale ? ».
Portée par le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), cette initiative bénéficie de l’appui de la Synergie des travailleurs du Togo et du soutien des autres centrales syndicales. Elle vise à insuffler une nouvelle dynamique au mouvement syndical togolais.
Pendant trois jours, experts, universitaires et responsables syndicaux se réunissent pour analyser les conditions de travail, évaluer le cadre juridique et poser les bases d’un syndicalisme plus efficace.
Pour le Dr Gilbert Senyo Tsolenyanu, secrétaire général du Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), cet atelier se veut un moment clé de remise en question et de projection.
« Il s’agit d’échanger sur les conditions de vie et de travail des travailleurs togolais, mais aussi d’interroger le Code du travail, ses forces, ses faiblesses et les améliorations nécessaires », a-t-il expliqué.
Au cœur des discussions, la nécessité d’un engagement plus fort des travailleurs. Le responsable syndical a insisté sur l’importance de la syndicalisation : « On ne peut pas revendiquer des droits sans accomplir ses devoirs. L’adhésion à un syndicat est essentielle pour défendre efficacement ses intérêts ».
L’ambition affichée est claire : rompre avec un syndicalisme basé sur l’émotion pour bâtir une approche plus stratégique et moderne.
« Nous devons aller vers un syndicalisme de réflexion, un syndicalisme de pointe, capable de produire des actions concrètes et durables », a martelé Dr Tsolenyanu.
Pour nourrir cette réflexion, des experts nationaux et internationaux ont été mobilisés. Parmi eux, le professeur Dosseh Ekoué, spécialiste du droit du travail, qui a contribué à des analyses approfondies en collaboration avec des universitaires de la sous-région.
De son côté, le professeur agrégé des Facultés de droit, Efoe Dosseh-Anyron a mis l’accent sur l’importance d’évaluer l’application des textes existants.
« Le Code du travail de 2021 a introduit des avancées significatives. Il s’agit maintenant d’identifier les améliorations possibles, en s’appuyant sur les normes internationales, notamment celles de l’Organisation internationale du travail », a-t-il relevé.
Au-delà du diagnostic, les participants entendent déboucher sur des actions concrètes. L’objectif est d’élaborer des stratégies capables de renforcer l’efficacité des syndicats et d’améliorer durablement les conditions de travail au Togo.
À l’issue des travaux, les conclusions devraient être partagées avec les autorités publiques, les parlementaires et les partenaires sociaux. Une démarche inclusive visant à construire un environnement de travail plus respectueux des droits et conforme aux standards internationaux. FIN
Bernadette AYIBE