La cellule genre du ministère de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances a regroupé le personnel féminin du district sanitaire, des leaders d’opinion, des membres de la communauté d’Adétikopé, ainsi que des expertes pour une action de sensibilisation et de réflexion sur le thème : « Droits, justice et action contre les cancers féminins. Chaque cas dépisté et traité à temps est une vie sauvée ».
Cette rencontre intervenue fin mars, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme. Il s’agit de renforcer leur engagement dans la lutte contre les cancers féminins notamment, le cancer du sein.
Selon le ministère de la Santé, le cancer du col de l’utérus et celui du sein sont de véritables causes de morbidité chez les femmes. L’ignorance, la désinformation et le manque de moyens financiers font également partie des facteurs qui accentuent les dégâts causés par ces maladies.
Cette rencontre visait également à soutenir le dépistage précoce de ces pathologies.
Selon Mme Essi Dogbeda Kpelli (présidente de la cellule focale Genre du ministère de la santé), il est important d’informer la population, que le dépistage précoce de ces cancers offre la possibilité de survie, d’une prise en charge adéquate.
Les échanges ont porté sur leurs symptômes ainsi que les moyens de prévention.
Pour Dr Ingrid Kengne Tegue (Gynécologue, spécialiste Santé sexuelle et reproductive, Genre), tout changement (lié par exemple à la couleur de la peau, aux écoulements vaginaux, etc) ou douleur au bas ventre après un rapport sexuel devrait alerter les femmes et les amener à consulter.
« En tant que femme, je connais mon cycle menstruel. S’il y a une modification, je dois aller à l’hôpital. En tant que femme, je connais la couleur du liquide qu’on appelle leucorrhée qui sort dans mon slip chaque mois. Si ça change, je dois immédiatement me rendre à l’hôpital », a-t-elle expliqué.
Notons que le secrétaire général du ministère de la santé, présent au lancement de cette journée de réflexion, a appelé les participantes à une écoute attentive. FIN
Ambroisine MEMEDE





