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Santé : A Kara, des prestataires outillés sur les règles de délivrance des soins de l’AMU

Le Palais des Congrès de Kara (environ 420 km au nord de Lomé) accueille depuis le lundi 16 mars 2026, la phase initiale d’une campagne de sensibilisation des prestataires de soins sur les « règles de délivrance des soins de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) ».

Organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances via le projet SSEQCU (Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Universelle), la rencontre vise à renforcer les compétences des soignants sur les règles de prescription et les procédures de prise en charge.

La mise en œuvre de l’AMU révèle plusieurs défis opérationnels, particulièrement au niveau des formations sanitaires périphériques et des pharmacies. On observe des insuffisances notables : méconnaissance des référentiels et règles de délivrance des soins, mauvaise utilisation des outils de gestion, non-respect du panier de soins, erreurs dans la dispensation des médicaments ou pratiques contraires à l’éthique.

La récurrence de ces dysfonctionnements oblige parfois les organismes de gestion à appliquer des sanctions à l’encontre de certaines structures. Ces dysfonctionnements compromettent l’efficacité du système et affectent la satisfaction des bénéficiaires.

Selon Winga Dissaliba (secrétaire général/Ministère de la santé), la rencontre de Kara vise à « améliorer les capacités du personnel soignant sur les règles de prise en charge des assurés AMU », afin d’intensifier la « lutte contre la fraude et les abus ».

Il a rappelé que la réussite de cette réforme repose sur « l’engagement et la qualité du travail des prestataires de soins ».

M.Winga a exhorté les acteurs à corriger les « insuffisances constatées, notamment en ce qui concerne la maîtrise des référentiels de soins ». Cette démarche de solidarité nationale doit permettre de « protéger les populations contre les risques financiers liés à la maladie ».

De son côté, le Lieutenant-colonel Professeur Bagny Aklesso (Coordonnateur du projet SSEQCU) a insisté sur le fait qu’il est crucial que les acteurs clés puissent « maîtriser le concept même de l’assurance maladie universelle » pour en assurer la pérennité.

  ‘Culture de qualité, d’équité et de bon accueil’  

Cette étape mobilise les professionnels des districts de la Kara pour promouvoir une « culture de qualité, d’équité et de bon accueil ». En clarifiant les procédures, le ministère entend réduire les « litiges et réclamations liées à une application non optimale des règles AMU ».

Cette caravane nationale va se poursuivre dans les autres régions du pays. La rencontre s’est déroulée en présence du Préfet de la Kozah et du secrétaire général du Gouvernorat de la région de la Kara (représentant le gouverneur).

Pensée comme une réponse structurelle aux inégalités d’accès aux soins, l’AMU s’inscrit dans une vision de gouvernance où la santé n’est plus perçue comme un privilège, mais comme un droit fondamental garanti par la puissance publique.

L’un des acquis notables de l’AMU en 2025 réside dans la stabilisation et l’amélioration du panier de soins pris en charge.

Les consultations médicales, les examens courants, les hospitalisations, les médicaments essentiels et certaines prestations spécialisées continuent d’être couverts selon des taux de remboursement encadrés, réduisant significativement le reste à charge pour les assurés.

Cette politique a contribué à une baisse perceptible du renoncement aux soins, notamment parmi les ménages à revenus modestes, et à une fréquentation accrue des structures sanitaires publiques et privées conventionnées. FIN

De Kara, Baguèlme TOMBEGOU

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