
Alors que la 79e Assemblée mondiale de la Santé (AMS) ouvre ses portes ce lundi 18 mai à Genève (en Suisse), la Chine a réaffirmé avec fermeté son veto quant à la participation de Taïwan.
Lors d’un point de presse tenu en amont de l’événement, Guo Jiakun, a douché (porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères), a douché a souligné que la Chine a décidé de ne pas approuver la participation de la région de Taiwan à l’AMS de cette année, afin de faire respecter le principe d’une seule Chine ainsi que la rigueur et l’autorité des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations unies et l’Assemblée mondiale de la santé.
« La région chinoise de Taiwan n’a aucun fondement, aucune raison ni aucun droit de participer à l’AMS sans l’accord du gouvernement central », a dit Guo Jiakun.
Notons que les autorités de Taipei n’ont reçu aucune invitation de la part de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour Pékin, cette exclusion est une ligne rouge diplomatique non négociable, justifiée par le contexte politique actuel sur l’île.
Le principe « Une seule Chine » érigé en dogme
Devant les médias, Guo Jiakun a rappelé la position constante de la diplomatie chinoise, s’appuyant sur les textes fondateurs de l’ONU : « Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde. Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois. Le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant l’ensemble de la Chine ».
La Chine impute directement la responsabilité de cette mise à l’écart au Parti démocrate progressiste (PDP), actuellement au pouvoir à Taipei. Pékin accuse le parti d’entretenir une position séparatiste visant l’ »indépendance de Taïwan », brisant ainsi le consensus politique qui avait permis, par le passé, à l’île de participer à l’AMS en tant qu’observateur.
« Le fondement politique permettant à la région de Taiwan de participer à l’AMS n’existe plus », a tranché Guo Jiakun, coupant court aux critiques internationales qui dénoncent régulièrement l’exclusion de Taïwan des enjeux de santé globale, notamment en période de surveillance épidémique.
Un avertissement aux soutiens occidentaux
Cette décision intervient alors que plusieurs pays occidentaux et organisations de la société civile plaident régulièrement pour une intégration technique de Taïwan aux travaux de l’OMS, arguant que la santé publique mondiale ne devrait pas souffrir de fractures géopolitiques.
En réponse, Pékin met en garde ses partenaires internationaux contre toute ingérence. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a conclu en qualifiant ces soutiens de manœuvres politiques : « Toute tentative de jouer la « carte de Taiwan » à des fins de manipulation politique, au mépris du principe d’une seule Chine, est vouée à l’échec », a-t-il tranché. FIN.
La Rédaction