
Plus de trois millions d’élèves ont repris ce lundi 14 septembre 2026, le chemin des classes pour l’année scolaire 2026-2027 au Togo, une rentrée marquée par plusieurs « innovations » dans le système éducatif, annoncées par les autorités.
Dans la matinée, le ministre de l’éducation nationale, Mama Omorou, s’est rendu dans plusieurs établissements scolaires afin de s’assurer du bon démarrage des activités pédagogiques.
La tournée a débuté au Lycée scientifique de Lomé-Tokoin, où le ministre a officiellement lancé l’année scolaire, en présence notamment de la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassa-Traoré.
Il a ensuite visité le lycée d’Agoè, le lycée d’enseignement technique et professionnel de Lomé-Adidogomé, puis l’École primaire publique d’Agbalépédo Groupe C et son jardin d’enfants.
Dans chacun de ces établissements, M. Omorou a échangé avec les élèves et les a exhortés au travail.
Dans son traditionnel message à l’occasion de la rentrée scolaire, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a souhaité une « excellente rentrée » aux élèves, placée sous le signe de « l’apprentissage, de l’épanouissement et de la réussite ».
Il a également adressé ses encouragements aux enseignants, saluant leur « engagement », leur « patience » et leur « dévouement », tout en rendant hommage aux parents pour leur accompagnement quotidien.
– Plusieurs innovations –
Parmi les nouveautés annoncées pour cette rentrée figure le déploiement d’établissements scientifiques d’excellence dans les sept directions régionales de l’éducation. Cette mesure vise à élargir l’accès des élèves à une formation scientifique de haut niveau, quelle que soit leur région.
À Lomé et à Kara, l’École nationale polytechnique (ENP) ouvre par ailleurs de nouvelles filières de formation dans des domaines jugés stratégiques pour l’économie togolaise. Elle doit notamment former des ingénieurs et des techniciens supérieurs en intelligence artificielle, informatique, génie civil, énergie, mécanique et électricité.
Les collèges et lycées scientifiques accueilleront également des fablabs éducatifs. Ces espaces permettront aux élèves de se familiariser avec la robotique, le codage, l’électronique et l’impression 3D, à travers des activités pratiques destinées à développer leur capacité à concevoir et à résoudre des problèmes concrets.
Sept Centres régionaux d’innovation technologique (CRIT) sont également prévus pour servir de pôles de formation, de recherche, de prototypage et d’incubation. Ils doivent notamment accompagner les jeunes dans la transformation de leurs idées en prototypes et, à terme, en projets entrepreneuriaux.
Autre nouveauté, les classes-métiers doivent permettre aux élèves des classes du primaire, ainsi qu’aux apprenants des collèges et lycées scientifiques, de découvrir plus tôt différents métiers et les compétences qui leur sont associées. Deux heures par semaine seront consacrées à cette initiation, avec notamment des rencontres avec des professionnels, des visites d’entreprises et des démonstrations pratiques.
« Les classes-métiers seront expérimentées, dans un premier temps, dans les classes de CM1 et CM2 du primaire ainsi que dans les collèges et lycées scientifiques », a précisé le ministre de l’éducation nationale.
Le gouvernement prévoit également de renforcer les passerelles entre l’enseignement général, la formation technique et professionnelle et l’enseignement supérieur. La reconnaissance des acquis doit ainsi faciliter l’orientation, la réorientation, la reconversion et la poursuite des études.
Dans le domaine de la formation des enseignants, l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP) doit être restructuré en centre d’excellence pour la formation initiale et continue des enseignants et formateurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Les formations seront notamment renforcées dans des secteurs comme le BTP, le génie mécanique, le froid et la climatisation ou encore la plomberie.
Par ailleurs, le gouvernement a reconduit et renforcé l’opération « Rentrée scolaire sûre », lancée lors de l’année scolaire 2025-2026 pour assurer la sécurité aux abords des établissements scolaires et des principaux lieux de rassemblement.
Selon les autorités, cette édition sera notamment marquée par une implication accrue des autorités locales et l’intégration de nouveaux volets, dont la prévention de la circulation et de la consommation des stupéfiants aux abords des établissements scolaires, ainsi que la sensibilisation aux risques liés à l’usage du numérique, notamment au respect de la réglementation nationale sur l’utilisation du téléphone dans l’enceinte des établissements scolaires. FIN
Chrystelle MENSAH