
Nathaniel Olympio, porte-parole du front « Touche pas à ma Constitution »
Des regroupements de partis politiques de l’opposition togolaise et d’organisations de la société civile ont alerté mardi, sur une possible présence de forces étrangères dans les Savanes (extrême-nord), région qui fait face à des attaques terroristes depuis novembre 2021.
Dans un communiqué, ils affirment s’appuyer sur des informations de la presse internationale faisant état d’une présence au sol de forces étrangères.
« C’est le cas avec de forces turques, en partie de la société militaire privée SADAT du même pays, et des forces spéciales de l’Africa Corp. A Lomé, Ankara et Moscou, le silence est total sur les effectifs et les missions, cependant, la presse internationale évoque environ 350 personnels russes », précise le communiqué.
Aucune source gouvernementale ou militaire n’a, à ce stade, confirmé ces informations.
Ces partis politiques et organisations de la société civile se disent préoccupés par « l’opacité qui entoure ces décisions stratégiques et les dérives qui peuvent en découler » et les « les risques d’exactions au détriment de la population locale, comme cela se produit sur d’autres théâtres d’opération sur le continent ».
Ils demandent « l’ouverture immédiate d’un débat public sur la présence de toute force militaire ou paramilitaire étrangère au Togo ».
Ils « exigent qu’aucune force étrangère ne soit engagée dans des opérations de surveillance, d’intimidation, d’arrestation ou de répression de la population ».
En mars dernier, l’Assemblée nationale a autorisé la prolongation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes pour une durée de 12 mois. FIN
Junior AUREL