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Togo : la session budgétaire placée sous le signe de l’équilibre entre besoins immédiats et investissements

Prof. Komi Selom Klassou, à l’ouverture de la session

La deuxième session ordinaire de l’année, dite session budgétaire, s’est ouverte mercredi 6 octobre 2026 à l’Assemblée nationale togolaise avec un appel du président de l’institution à « veiller à l’équilibre entre les besoins immédiats de la population et les investissements sans compromettre demain ».

La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Sénat, Barry Moussa Barqué, du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, de membres du gouvernement, des présidents des institutions, d’officiers supérieurs des Forces armées togolaises et de plusieurs invités.

« Cette deuxième session dite budgétaire donne à notre mandat une expression particulièrement exigeante », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, soulignant la responsabilité des députés dans l’autorisation des ressources publiques et l’examen de leur affectation.

Selon lui, cet exercice consiste notamment à apprécier « les moyens que la République entend consacrer à ses engagements », tout en « veillant à l’équilibre entre les besoins immédiats de la population et les investissements sans compromettre demain ».

« Le budget parle de l’école où un enfant apprend à lire et à écrire. Il parle du centre de santé où un citoyen espère être soigné à temps. Il parle des pistes et des routes par lesquelles une récolte rejoint le marché, les communes se développent. Il parle aussi et surtout de la sécurité, de l’emploi des jeunes et des moyens donnés aux collectivités territoriales pour répondre aux besoins quotidiens de leurs administrés », a-t-il souligné.

« Voilà pourquoi toute priorité appelle des moyens. Tout moyen engagé appelle une justification. Toute justification doit pouvoir être confrontée à un résultat. Cette exigence fonde la rigueur de l’examen budgétaire, elle donne sa portée au contrôle parlementaire », a insisté le président de l’Assemblée nationale.

« Nous aurons donc à interroger les prévisions, à apprécier les arbitrages et à examiner la capacité effective des administrations à mettre en œuvre réellement les politiques proposées. Un crédit voté ouvre une possibilité d’action. Il revient ensuite à l’exécution de tenir la promesse, et au contrôle d’en rendre compte », a ajouté M. Klassou.

Le Parlement appelé à s’adapter aux mutations contemporaines

Au-delà de l’examen du budget, le président de l’Assemblée nationale a invité les députés à prendre en compte les transformations du monde et leurs effets sur la vie des populations. Les mutations de l’économie, les enjeux environnementaux, les aspirations de la jeunesse, les évolutions technologiques, les menaces sécuritaires et les recompositions de l’ordre international constituent, selon lui, autant de défis auxquels le Parlement doit être attentif.

Dans cette perspective, trois orientations ont été dégagées : renforcer l’ouverture du Parlement au monde à travers la diplomatie parlementaire, donner aux députés les moyens de mieux comprendre les bouleversements contemporains et poursuivre la modernisation de l’administration parlementaire.

« Nous poursuivrons donc les actions de formation, d’information et de renforcement des compétences, afin que le député dispose des instruments nécessaires pour décrypter les crises, anticiper leurs conséquences et éclairer les choix de la nation. Moderniser le Parlement, c’est enfin perfectionner sans relâche l’administration de notre Chambre. Nous continuerons à renforcer les compétences de nos collaborateurs, à moderniser nos procédures, à développer les outils numériques et à consolider la culture de performance au sein de nos services », a insisté M. Klassou.

Huit textes examinés lors de la première session ordinaire

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a dressé le bilan de la première session ordinaire, au cours de laquelle huit textes législatifs ont été examinés, ainsi que celui de la deuxième session extraordinaire, qui a permis l’examen de onze textes de loi.

Ces travaux ont notamment porté sur la protection des droits des personnes handicapées, la préservation de l’environnement et le renforcement de la sécurité collective, à travers des textes consacrés aux pollutions maritimes, aux dommages causés par les hydrocarbures, à la sûreté nucléaire, aux déchets radioactifs, à la biodiversité marine et aux aires naturelles.

L’Assemblée nationale a également œuvré à la modernisation de l’économie et à la sécurisation des échanges, notamment à travers le renforcement des juridictions commerciales et l’adhésion à la Convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers, a mentionné M. Klassou. FIN

Chrystelle MENSAH

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