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Togo : 18,1 milliards F.CFA pour l’entretien de près de 2 000 km de routes en 2026

Le gouvernement togolais prévoit d’investir 18,1 milliards de francs CFA dans l’entretien du réseau routier national en 2026. Selon les projections du ministère des Travaux publics et des Infrastructures, près de 2 000 kilomètres de routes seront concernés par des travaux de maintenance à travers le pays, dans le cadre des efforts visant à préserver et améliorer le patrimoine routier national.

Cette programmation traduit un renforcement significatif des moyens alloués à la préservation du patrimoine routier national. Comparée à l’année 2025, au cours de laquelle 1.589 kilomètres de routes avaient été entretenus, cette prévision marque une progression notable et témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’améliorer davantage la couverture du réseau routier ainsi que la qualité des infrastructures mises à la disposition des usagers.

Les Plateaux concentrent la plus grande part des travaux

La région des Plateaux concentre la plus grande part des travaux programmés, avec 757,90 kilomètres de routes concernés pour un investissement estimé à 5,1 milliards de francs CFA. Cette priorité s’explique notamment par l’étendue du réseau routier régional et son importance dans les échanges agricoles et commerciaux.

Dans la région des Savanes, 346,20 kilomètres de routes feront également l’objet de travaux d’entretien pour un coût évalué à 3,1 milliards de francs CFA. Ces interventions visent à renforcer le désenclavement des localités et à améliorer l’accès aux marchés ainsi qu’aux services essentiels.

Dans la région Maritime, 318,00 kilomètres de routes seront entretenus grâce à une enveloppe de 3,4 milliards de francs CFA, illustrant l’importance stratégique de cette zone considérée comme le principal pôle économique et logistique.

La région Centrale profitera quant à elle d’un investissement de 3,5 milliards de francs CFA pour l’entretien de 278,00 kilomètres de routes. Cette mobilisation est justifiée par sa position de trait d’union entre le Nord et le Sud du pays.

La région de la Kara complète ce dispositif avec 211,70 kilomètres de routes programmés pour un coût de 3 milliards de francs CFA.

Le ministère souligne que ces chiffres témoignent non seulement d’un accroissement des ressources consacrées à l’entretien routier, mais aussi d’une évolution qualitative des interventions envisagées.

L’augmentation de l’enveloppe budgétaire laisse entrevoir la réalisation de travaux plus importants, incluant notamment des opérations de réhabilitation approfondie, de renforcement des infrastructures et d’amélioration de la durabilité des chaussées.

Les écarts observés entre les coûts et les linéaires à entretenir selon les régions s’expliquent par plusieurs facteurs, notamment l’état des routes, leur nature, qu’elles soient bitumées ou en terre ainsi que les contraintes techniques propres à chaque zone.

Pour les autorités, l’entretien régulier du réseau routier demeure indispensable. Au-delà de la seule conservation des infrastructures, il permet de réduire les coûts de transports, d’améliorer la sécurité des usagers, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises et de soutenir l’activité économique. A travers cet engagement financier, l’Etat entend préserver les acquis réalisés dans le secteur des infrastructures tout en consolidant les bases du développement territorial.

Tout réseau routier nécessite un entretien continu. Sa construction seule ne suffit pas à garantir sa pérennité. Pour résister au temps et répondre durablement aux besoins des populations, il doit être régulièrement consolidé. Cette réalité est prise en compte par les autorités togolaises qui mobilisent financements et interventions afin d’assurer la performance et la longévité des infrastructures, au bénéfice direct des usagers. FIN

Rolande Solim ARE

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