
L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a officiellement adhéré à l’Appel à l’action lancée par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) pour catalyser la fortification alimentaire à grande échelle, l’initiative vise à mettre fin à la malnutrition infantile d’ici 2030. Cet appel a été lancé à l’occasion de la Conférence sur le Développement Durable tenue à Hambourg (en Allemagne) les 29 et 30 juin 2026.
Dans un communiqué rendu public, l’OOAS indique que cela permettra à tous les enfants, d’avoir accès à une alimentation qui leur apporte les vitamines et les minéraux dont ils ont besoin pour grandir, apprendre et s’épanouir.
« Il s’agit d’accélérer la mise en œuvre de la fortification alimentaire à grande échelle en tant que solution éprouvée, durable et rentable pour lutter contre la malnutrition, prévenir les carences en micronutriments et améliorer la nutrition maternelle et infantile », indique l’organisation.
« Cette stratégie consiste à ajouter des vitamines et des minéraux essentiels à des aliments couramment consommés, tels que la farine, le riz, les huiles alimentaires et le sel, afin d’améliorer l’état nutritionnel des populations sans nécessiter de changements significatifs dans les habitudes alimentaires », souligne le texte.
L’Appel à l’action identifie cinq actions prioritaires pour accélérer l’élimination de la malnutrition infantile d’ici 2030 : atteindre les populations les plus vulnérables, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants, renforcer les systèmes de gouvernance et les cadres réglementaires, promouvoir le commerce régional et les marchés des aliments enrichis.
Il s’agira également de mobiliser le secteur privé, de renforcer les partenariats stratégiques et de créer un environnement favorable grâce au renforcement des capacités institutionnelles, de la recherche et des systèmes d’information.
En adhérant à cet engagement mondial, l’OOAS réaffirme qu' »aucun enfant ne doit être laissé pour compte en raison d’une malnutrition évitable ».
L’organisation souligne que la fortification alimentaire à grande échelle est une intervention transformatrice, fondée sur des données probantes et rentable.
« En renforçant les politiques régionales, l’harmonisation réglementaire, les partenariats multisectoriels et l’accès équitable aux aliments enrichis, nous pouvons accélérer les progrès vers l’élimination de la malnutrition infantile et garantir un avenir plus sain et plus prospère à chaque enfant de la région de la CEDEAO d’ici 2030 », souligne l’OOAS.
L’organisation souligne que la nutrition demeure l’un des plus grands défis en matière de santé publique et de développement durable. Elle estime que près de 700 millions de personnes souffrent encore de la faim, tandis que deux milliards de personnes sont touchées par des carences en micronutriments, une réalité qui concerne un enfant sur deux dans le monde.
« Ces carences entravent la croissance physique et le développement cognitif des enfants, perpétuent les cycles de pauvreté et d’inégalités et engendrent des coûts économiques et sociaux considérables pour les pays. Dans ce contexte, la fortification alimentaire à grande échelle s’impose comme l’une des interventions de santé publique les plus efficaces et les plus rentables », souligne l’OOAS. FIN
Ambroisine MEMEDE