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Ebola : le Togo renforce sa vigilance après un cas confirmé au Nigeria

Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, ministre de la santé

Le Togo a annoncé un renforcement de la surveillance sanitaire à ses points d’entrée après la confirmation d’un cas de maladie à virus Ebola au Nigeria, tout en assurant qu’ »aucun cas » n’a été enregistré sur son territoire, selon un communiqué du ministre de la santé publié le 27 octobre.

Le gouvernement nigérian a signalé le 20 octobre un premier cas d’Ebola à Abuja, la capitale du pays le plus peuplé d’Afrique. Depuis, les autorités ont placé le pays en état d’alerte maximale.

Face à cette situation, les autorités sanitaires togolaises ont prévu plusieurs mesures de prévention, notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE), au port et aux points d’entrée terrestres. Le dispositif prévoit un dépistage thermique systématique des voyageurs.

Le ministère de la santé entend également renforcer la préparation et la réponse à cette menace sanitaire, tout en intensifiant la sensibilisation des populations.

Il appelle les habitants à une « vigilance plus accrue » et à l’adoption de gestes préventifs pour limiter les risques de transmission.

« À ce jour, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été enregistré au Togo », souligne le communiqué, qui prévient toutefois que cette situation « ne saurait justifier le moindre relâchement ».

Le ministère recommande notamment de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon et d’éviter tout contact avec les liquides biologiques d’une personne suspectée d’être infectée, notamment le sang, les selles, les urines, la salive et les vomissures. Il déconseille également de manipuler, sans protection adaptée, le corps d’une personne dont le décès pourrait être lié à Ebola et appelle à bien cuire les aliments, en particulier la viande.

En cas de suspicion, la population est invitée à informer la formation sanitaire la plus proche afin de permettre une prise en charge rapide. Le ministère souligne que la maladie « peut être guérie si elle est détectée et prise en charge précocement », tout en appelant à la « responsabilité individuelle et collective » et à la collaboration avec les services de santé.

Le ministère de la Santé appelle enfin à la mobilisation de tous face à cette menace sanitaire, rappelant que « la prévention demeure notre meilleure protection ».

La maladie à virus Ébola est une infection virale particulièrement grave, hautement contagieuse et très mortelle. Elle se transmet à une personne par contact avec les liquides biologiques d’une personne malade (sang, vomissures, selles, urines, liquides génitaux) ou par contact avec un animal infecté.

Plus de 10.000 cas d’Ebola ont été recensés en Afrique, principalement en République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l’épidémie. Celle-ci s’est propagée à d’autres régions du continent, avec des cas signalés notamment au Kenya et au Nigeria.

Selon les derniers chiffres publiés mardi par l’Institut national de santé publique (INSP) congolais, 10.060 personnes ont été contaminées par le virus Ebola en RDC dont 4.887 sont décédées. Quelque 2.684 guérisons ont été enregistrées, tandis que le taux de létalité avoisine les 50%. FIN

Ambroisine MEMEDE

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