7ème Assemblée générale de l’AMP-UEMOA : Les médiateurs planchent sur le devenir de leurs institutions à Lomé

La table d'honneur, à l'ouverture de la rencontre

La 7ème Assemblée générale ordinaire de l’Association des Médiateurs des pays membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) s’est ouverte ce mardi à Lomé, a constaté une journaliste de l’Agence Savoir News.

Placée sous le thème : « La médiation institutionnelle aujourd’hui dans l’espace UEMOA », la rencontre se veut un cadre d’échanges pour analyser et identifier les actions à mener face aux défis fonctionnels et existentiels auxquels sont confrontées les institutions de médiation dans l’espace UEMOA.

Il s’agira au cours des trois jours de travaux, de capitaliser et consolider les expériences, afin de poursuivre ensemble la performance de médiation institutionnelle.

« En examinant le thème central de cette rencontre et son objectif, qui consiste à analyser et à identifier des actions au regard des défis fonctionnelles et existentiels auxquels sont confrontées les institutions de médiation de l’espace communautaire, je ne peux m’empêcher d’apprécier à l’avance, la clarté et la pertinence des échanges. Je voudrais donc vous exhorter à tirer meilleure partie des discussions en vue d’apporter, dans une certaine mesure, vos contributions pour une médiation institutionnelle contextualisée et permettre à l’AMP-UEMOA de répondre aux défis et enjeux de l’heure à la lumière de son plan stratégique », a déclaré Me Pacôme Yawovi Adjourouvi (ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des Relations avec les institutions de la république).

Avec un bilan assez positif dans sa contribution à l’approfondissement de l’Etat de droit, la promotion de la bonne gouvernance et l’effectivité de l’intégration régionale, par le développement des relations entre les institutions, l’AMP-UEMOA connaît un recul de sa mission ces dernières années, en raison des crises socio-politiques intervenues dans certains Etats membres.

Au Niger et en Guinée Conakry, les institutions de médiation ont été supprimées. Au Burkina Faso, l’institution de médiation a été fusionnée avec le conseil économique et social.

« Nous allons nous pencher sur les voies et moyens pour faire en sorte que ces institutions sœurs qui ont été supprimées ou fusionnées puissent renaître et qu’ensemble nous continuons à œuvrer pour la bonne gouvernance administrative », a précisé Mme Awa Nana-Daboya (Médiateur de la république togolaise et présidente de l’AMP-UEMOA).

« Nous sommes depuis les années 90 constitués en association avec le soutien de la commission de l’UEMOA qui nous appuie beaucoup et en retour, nous intervenons pour œuvrer dans le cadre d’un espace communautaire apaisé et respecté », a-t-elle ajouté.

A la fin de cette rencontre, le Togo passera le témoin à un autre Etat de l’UEMOA après deux ans à la tête de l’AMP-UEMOA. FIN

Chrystelle MENSAH