
La capitale togolaise abrite depuis ce mercredi 22 avril 2026 et ce pour deux jours, la 23è Assemblée générale annuelle de l’Association des Régulateurs de Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO).
Venus des 16 pays membres (12 de la CEDEAO, 3 de l’AES et la Mauritanie), les participants auront pendant cette réunion statutaire à plancher sur les comptes de l’institution, le budget et à adopter les états financiers de l’institution.
Les travaux permettront également l’adoption du plan stratégique 2026-2030 de l’ARTAO qui comporte plusieurs axes, notamment les questions de qualité du service, les conditions d’accessibilité, de coût et de couverture.
« Après plus de deux décennies d’existence, notre organisation a atteint un niveau de maturité qui nous invite à aller plus loin. Cette Assemblée générale se tient dans un contexte marqué par une transformation numérique accélérée de nos Etats. Les télécommunications sont désormais au cœur de la modernisation de nos économies, de l’amélioration des services publis, de l’inclusion sociale et de l’innovation », a déclaré Michel Galley, directeur général de l’ARCEP Togo et premier vice-président de l’ARTAO.
« Dans ce contexte, notre rôle de régulateur est plus stratégique que jamais. Dans chacun de nos pays, nous avons une responsabilité essentielle : celle de garantir un environnement concurrentiel sain, de protéger les consommateurs et d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il souligné.
Pour Dr Henry Mané (président de l’ARTAO), l’avenir de l’organisation et la région exige de se concentrer sur des priorités claires : l’harmonisation réglementaire, l’expansion de la connectivité régionale, la sécurité numérique et la confiance, l’inclusion numérique et l’accès équitable, ainsi que l’adaptation à la convergence technologique.
« L’Afrique de l’Ouest réunit toutes les conditions pour s’affirmer comme un espace numérique intégré et compétitif. Pour cela, il faut du leadership, de la coordination et un engagement collectif », a-t-il ajouté.

En tant que pays hôte de cette réunion, le Togo se positionne comme bon élève avec une amélioration considérable des services de télécommunications.
« Aujourd’hui, quand on prend notre pays le Togo en termes de qualité, que ce soit la qualité objective et la qualité subjective, il y a peut-être quelques années, nous étions très en arrière. Il y a trois à quatre ans, on avait un très mauvais niveau de qualité. Aujourd’hui, nous faisons partie des meilleurs de la zone », a salué Kader Ouro-Agora, directeur juridique et protection des consommateurs de l’ARCEP Togo.
« En ce qui concerne la qualité d’expérience, les deux opérateurs togolais occupent la première et la deuxième place de l’UEMOA. Ce n’était pas envisageable il y a quatre ans, mais aujourd’hui, on a un niveau de qualité acceptable », a-t-il précisé.
Notons qu’en prélude aux travaux de cette 23è Assemblée générale annuelle de l’ARTAO, les travaux préparatoires et des séances de dialogue de haut niveau ainsi qu’un atelier de renforcement de capacités ont été organisés à l’endroit de ces experts de la télécommunication de l’ARTAO.
Vendredi, les premiers responsables de l’ARTAO prendront part au lancement officiel de la mise en œuvre du free roaming entre le Sénégal et le Togo. FIN
Chrystelle MENSAH