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AES : le président de l’Assemblée nationale togolaise à l’ouverture du Parlement confédéral à Niamey

Le président de l’Assemblée nationale togolaise, Prof. Komi Selom Klassou, a pris part lundi 24 août 2026 à Niamey, en qualité d’invité d’honneur, à l’ouverture de la première session confédérale des Parlements de l’Alliance des États du Sahel (AES), en présence de délégations parlementaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Cette session inaugurale, ouverte au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, marque la mise en place du Parlement confédéral de l’AES, dernière instance des institutions de la Confédération réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Présidée par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso et président des sessions confédérales de l’AES, la cérémonie a été marquée par l’installation solennelle des 45 députés confédéraux issus des assemblées des trois pays.

Ces parlementaires sont appelés à porter, au sein de cette nouvelle institution, les aspirations communes des populations des Etats membres de la Confédération.

A la tribune, le président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso, Ousmane Bougouma, a transmis aux députés confédéraux un message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, appelant les parlementaires à faire de « l’intérêt supérieur du peuple » leur boussole dans l’exercice de leur mandat.

« Au moment où vous ouvrez les travaux de votre toute première session, c’est mon devoir de vous rappeler que le Parlement confédéral de l’AES n’est pas une simple institution de prestige. Il se veut un outil efficace dans le dispositif institutionnel de notre espace confédéral. Vous devez, à cette fin, adresser les centres d’intérêts communs de nos populations, vous saisir des questions politiques régionales et animer les débats de géopolitique internationale. Je vous engage donc à avoir comme seule et unique boussole l’intérêt supérieur du peuple », a-t-il indiqué.

La session confédérale doit permettre aux députés des trois pays de définir les bases du fonctionnement de cette nouvelle institution et d’examiner les questions d’intérêt commun à la Confédération. Sa mise en place vient ainsi compléter l’architecture institutionnelle de l’AES, après la création de ses autres organes.

La présence du président de l’Assemblée nationale togolaise à cette session témoigne de la volonté du Togo de maintenir un dialogue avec les Etats membres de l’AES et de renforcer les relations de coopération entre les pays de la sous-région.

À la tribune, le président de l’Assemblée nationale du Togo a transmis les civilités du président du Conseil, Faure Gnassingbé. Il a insisté sur la profondeur des liens qui unissent le Togo aux trois nations de l’AES.

Cette participation intervient alors que le Togo entretient des relations de coopération avec les trois pays membres de l’AES, dans plusieurs domaines, notamment sur les plans politique, économique et sécuritaire. La présence d’une délégation parlementaire togolaise à Niamey vient ainsi illustrer les liens entre le Togo et les pays de la Confédération.

M.Klassou a également consacré une partie de son intervention au défi sécuritaire commun à la sous-région, y compris au Togo et a réaffirmé l’attachement de son pays au dialogue interparlementaire et à la solidarité entre les peuples du Sahel.

« Concernant les affres du terrorisme, c’est le lieu pour nous d’exprimer une pensée pieuse à la mémoire de toutes les victimes de ce fléau transnational qui frappe sans distinction mais, à des degrés divers, la plupart des pays de la sous-région ouest-africaine, y compris le Togo, mon pays. Dans cet état de vulnérabilité collective, la recherche de solutions coordonnées, efficaces et durables incombe en grande partie à nos parlements. Tout sera question de l’approche adoptée », a-t-il précisé.

Il a également proposé des pistes concrètes de collaboration, notamment l’adoption de lois harmonisées pour lutter contre les groupes armés criminels ainsi que la conduite conjointe de campagnes de sensibilisation des populations dans les zones frontalières.

Cette session inaugurale s’inscrit dans le prolongement du processus d’intégration engagé il y a moins de trois ans avec la création de l’Alliance des États du Sahel, le 16 septembre 2023, puis sa transformation en Confédération, consacrée par la signature de l’acte portant création de la Confédération des États du Sahel, le 6 juillet 2024 à Bamako.

Les travaux vont se poursuivre avec l’examen et l’adoption du projet de règlement intérieur, avant la mise en place des différentes commissions de travail. FIN

Edem Etonam EKUE

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