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Togo : après la libération des plages, le pari d’un nouveau visage du littoral

Joseph Koamy Gomado

Lancée le 1er septembre 2026, l’opération de libération, de sécurisation et de préservation du littoral togolais ouvre désormais la voie à une nouvelle phase : la réorganisation et la valorisation des espaces récupérés.

Le gouvernement envisage notamment d’y aménager des immeubles d’appartements haut de gamme, des bâtiments commerciaux, un centre de conférences et un parc de jeux pour enfants, selon le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Joseph Koamy Gomado.

Cette opération a été précédée d’un important travail préparatoire, marqué notamment par des actions de sensibilisation et de concertation avec les occupants de la bande côtière.

« Il y a eu tout un travail en amont qui s’est étendu sur plus d’un an. Il y avait eu également des sensibilisations, des réunions sur réunions pour accompagner, informer les responsables qui sont installés pour prendre les dispositions pour libérer les lieux », a expliqué le ministre.

À l’issue de cette opération, les espaces récupérés présentent désormais un nouveau visage, selon le ministre, qui souligne que l’objectif va bien au-delà du simple déguerpissement.

« Aujourd’hui les plages libérées offrent un nouveau visage. Derrière cette opération de déguerpissement se dessine une ambition plus large. Réorganiser l’occupation de la bande côtière, sécuriser les lieux et créer les conditions d’un développement harmonieux des activités touristiques et de loisirs », a-t-il déclaré.

Les espaces libérés sont ainsi appelés à accueillir un projet d’aménagement côtier moderne, avec plusieurs infrastructures destinées à renforcer l’attractivité du site.

Un projet d’aménagement côtier pour renforcer l’attractivité du littoral

« Les espaces libérés ont vocation à accueillir un projet d’aménagement, un côtier haut de gamme avec une vision moderne et dans un environnement paysager agréable », a précisé M. Gomado.

Dans le détail, le projet prévoit notamment la construction d’immeubles d’appartements haut de gamme, de bâtiments à vocation commerciale, d’un centre de conférences ainsi que d’un parc de jeux destiné aux enfants. Une attention particulière sera également accordée à l’aménagement paysager, avec l’ambition de faire de cet espace un véritable pôle d’attractivité.

Selon les pouvoirs publics, cette nouvelle configuration devrait contribuer à améliorer le cadre de vie des populations et à offrir aux visiteurs un espace côtier répondant à des standards modernes.

Cette orientation s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la valorisation du patrimoine maritime de Lomé, avec l’ambition de faire du littoral un espace touristique, commercial et récréatif mieux organisé.

Le ministre a toutefois tenu à préciser que cette réorganisation ne vise pas à interdire toute activité sur les plages, mais plutôt à mieux encadrer leur occupation et leur exploitation.

« Pour le gouvernement, il ne s’agit pas d’interdire toute activité sur les plages mais de veiller à ce qu’elle s’exerce désormais dans un cadre légal respectueux de l’environnement et de l’intérêt général », a-t-il souligné.

Cette opération intervient après plusieurs années d’occupation progressive du domaine public maritime par des restaurants, des bars, des hangars et diverses installations.

Cette situation avait entraîné des difficultés en matière de salubrité et de sécurité, ainsi qu’une occupation anarchique de certains espaces. La libération du littoral vise ainsi à préserver le domaine public maritime et à garantir un meilleur accès des populations aux plages.

Les autorités entendent désormais promouvoir une occupation mieux encadrée, compatible avec les exigences environnementales et les principes d’un aménagement durable.

À travers cette opération, le gouvernement entend ainsi faire de la libération du littoral un levier de réorganisation et de valorisation du domaine public maritime. Les futures activités touristiques, commerciales et de loisirs devront désormais s’inscrire dans le respect de la réglementation en vigueur, de la protection de l’environnement et de l’intérêt général. FIN

Chrystelle MENSAH

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