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Togo : Au CEG Avéta, les réalisations du PAREC témoignent de l’appui français à l’éducation

Benjamin Neumann

Au CEG Avéta, dans la commune Zio 1, les réalisations du Programme d’appui à la réforme des collèges (PAREC) donnent à voir, sur le terrain, les effets de l’appui de la France à l’amélioration des conditions d’apprentissage au Togo.

Une visite effectuée mardi 6 octobre 2026 dans l’établissement a permis de constater les infrastructures et équipements mis à la disposition des élèves. Le PAREC est financé par la France à travers l’Agence française de développement (AFD).

Depuis 2014, le programme accompagne la modernisation du système éducatif togolais, en intervenant notamment sur les infrastructures, la formation des enseignants et le maintien des filles à l’école.

Le CEG Avéta a notamment bénéficié de la construction de deux blocs pédagogiques, d’un bloc administratif et de quatre blocs sanitaires, ainsi que de la mise à disposition de bancs, de manuels, de kits scolaires et de guides destinés aux chefs d’établissement.

Benjamin Neumann et des élèves

Lors de cette visite, le directeur de l’AFD au Togo, Benjamin Neumann, a réaffirmé l’engagement de la France aux côtés des autorités togolaises en faveur de l’éducation et de la réussite des jeunes.

« Le PAREC financé en dons par l’AFD et porté par les autorités togolaises s’inscrit dans une réforme de long terme du collège, en agissant à la fois sur les infrastructures, la qualité des apprentissages et les conditions de scolarisation des élèves », a-t-il déclaré.

« Ces réalisations montrent concrètement que l’investissement dans l’éducation se traduit par des améliorations dans le quotidien des élèves et des équipes éducatives. Il s’agit de créer des conditions plus favorables à l’apprentissage et à la réussite de tous », a-t-il ajouté.

Des infrastructures qui améliorent le quotidien scolaire

Sur le terrain, les réalisations du PAREC se traduisent par une amélioration des conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements bénéficiaires.

Pour Bileyo Dongo, directrice du CEG Avéta, l’arrivée dans les nouvelles infrastructures s’est accompagnée d’une évolution positive dans le comportement et les résultats des élèves.

« Nous avons eu accès au nouveau site du CEG Avéta à la rentrée scolaire 2024-2025 et j’étais nouvellement affectée dans la zone. Ça fait donc la deuxième année que nous sommes ici et nous avons constaté des améliorations dans le rendement des élèves. Ils sont plus épanouis, plus assidus et nous ne pouvons que remercier les partenaires qui nous ont aidés », a-t-elle indiqué.

Du côté des élèves, les nouvelles infrastructures ont également changé les conditions de fréquentation de l’établissement. Un élève de troisième, major général de l’établissement, a notamment évoqué les difficultés rencontrées sur l’ancien site.

« Sur l’ancien site, on se salissait beaucoup vu que le sol est en terre rouge et ce n’était pas cimenté. En saison pluvieuse, c’était encore plus difficile pour nous d’accéder à nos classes et même à l’intérieur des classes, c’était de la boue un peu partout. Aujourd’hui, je peux dire que nous avons le minimum pour bien travailler à l’école », a-t-il témoigné.

Les infrastructures sanitaires, notamment les blocs sanitaires et les latrines, contribuent également à améliorer les conditions d’accueil des élèves, avec un enjeu particulier pour le maintien des filles au collège.

Les nouvelles salles de classe, plus aérées et équipées de bancs et de manuels, offrent aux élèves de meilleures conditions d’apprentissage.

« Sur l’ancien site, on se salissait beaucoup vu que le sol était en terre rouge et n’était pas cimenté. En saison pluvieuse, c’était encore plus difficile pour nous d’accéder à nos classes et même à l’intérieur des classes, il y avait de la boue un peu partout. Aujourd’hui, je peux dire que nous avons le minimum pour bien travailler à l’école », a témoigné le major général de l’établissement, élève en classe de troisième.

Un programme déployé dans 176 collèges

Mis en œuvre depuis 2014, le PAREC accompagne la réforme du premier cycle de l’enseignement secondaire togolais à travers deux phases. Le programme vise notamment à renforcer les capacités d’accueil des collèges, améliorer la qualité de l’enseignement et favoriser l’équité entre les filles et les garçons, particulièrement dans les zones rurales.

La première phase, mise en œuvre de 2014 à 2018, a été suivie du PAREC II, déployé de 2020 à 2025 dans 176 collèges publics répartis dans cinq régions éducatives.

Sur le plan des infrastructures, le programme a permis la construction de 384 salles de classe équipées, ainsi que de blocs administratifs, de latrines, de forages et d’installations solaires, au bénéfice de plus de 45.000 élèves.

L’appui a également porté sur la qualité des apprentissages, avec la formation de plus de 8.800 enseignants. Les 176 COGERES et les 104 secteurs pédagogiques ont par ailleurs été renforcés afin d’améliorer la gouvernance des établissements et l’encadrement pédagogique de proximité.

Mme Bileyo Dongo et M. Benjamin Neumann

Une attention particulière est enfin accordée au maintien des filles au collège, à travers des actions de sensibilisation et de prévention des violences basées sur le genre, des grossesses précoces et des facteurs susceptibles de conduire à l’abandon scolaire.

Financé à hauteur de 23 millions d’euros sous forme de subventions de l’AFD pour ses deux phases, le PAREC constitue ainsi l’un des principaux volets de l’appui français à la réforme de l’enseignement secondaire au Togo. FIN

Chrystelle MENSAH

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