
Dr Moïse Kwasivi Fiadjoe, gynécologue-obstétricien et spécialiste de la médecine de la reproduction, est décédé samedi 3 octobre 2026 en France, a annoncé sa famille.
Il laisse derrière lui plusieurs décennies consacrées à la prise en charge de l’infertilité et au développement de la procréation médicalement assistée au Togo, où il est notamment présenté comme le premier médecin togolais à avoir réalisé une fécondation in vitro, en 1996.
Son nom reste en effet étroitement lié à l’histoire de la fécondation in vitro au Togo. En 1996, Dr Fiadjoe réalise la première FIV dans le pays, ouvrant une nouvelle voie dans la prise en charge des couples confrontés à des difficultés de conception.
Cette avancée s’inscrit dans un parcours marqué par l’introduction de nouvelles techniques dans sa pratique médicale, dont l’échographie, qu’il avait intégrée à son cabinet dès 1984.
Formé en France, Moïse Fiadjoe obtient son doctorat d’État en médecine à Lille en 1978, avant de poursuivre des formations en biologie humaine, en échographie et en gynécologie-obstétrique. Il effectue également un internat dans les hôpitaux de Tourcoing. De retour au Togo en 1983, il rejoint le cabinet médical de son père à Lomé et s’oriente progressivement vers la gynécologie-obstétrique et la médecine de la reproduction.
En 1984, il participe à la création de la Clinique BIASA avec les docteurs Jemima Prince-Agbodjan et Robert Koblavisoé Fiadjoe. L’établissement va progressivement développer ses activités dans plusieurs spécialités médicales, avec une place importante accordée à la gynécologie, à la fertilité et à la procréation médicalement assistée.
Le centre de fertilité propose notamment la fécondation in vitro, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) et l’insémination intra-utérine.
Au-delà de sa pratique clinique, Dr Fiadjoe a également participé aux travaux consacrés à l’infertilité en Afrique. Il figure parmi les fondateurs du Groupe interafricain d’études, de recherches et d’application sur la fertilité (GIERAF), qu’il a dirigé de 2009 à 2011.
Il a par ailleurs contribué à plusieurs travaux scientifiques portant notamment sur le don d’ovocytes et l’accès à la fécondation in vitro sur le continent africain. FIN
Edem Etonam EKUE