savoir

Troisième âge : Près de 472 000 aînés au cœur des politiques de développement au Togo

Le Togo compte 471. 951 personnes âgées de 60 ans et plus, a déclaré ce jeudi 1er octobre 2026, Mme Moni Sankaredja (Ministre des Solidarités), à l’occasion de la journée mondiale des personnes âgées, soulignant que plusieurs actions sont mises en œuvre par le gouvernement pour améliorer leurs conditions de vie.

Ces actions « portent notamment sur le renforcement de leurs conditions sociales, un meilleur accès aux soins de santé, ainsi que des initiatives destinées à valoriser leur inclusion et leur accompagnement », a-t-elle précisé.

Instaurée par l’Assemblée générale des Nations unies, la Journée mondiale des personnes âgées est célébrée chaque 1er octobre. Elle est placée cette année sous le thème « L’ère de la longévité : repenser les systèmes pour des vies plus longues ».

Selon le Secrétaire général des Nations unies, cette journée invite les gouvernements, la société civile, le secteur privé, les chercheurs et les personnes âgées elles-mêmes, à examiner comment les sociétés peuvent faire en sorte que les années supplémentaires gagnées se traduisent par une vie saine, productive, digne et équitable pour tous.

« Les personnes âgées de 60 ans et plus atteindront l’effectif de 2 milliards d’ici 2050 », a dit la ministre des solidarités, précisant que le Togo en compte 471.951, dont 273.267 femmes.

Elle ajoute que le pays fait de leur bien-être, un important sujet à travers d’ambitieux politiques et programmes qui favorisent leur épanouissement et leur contribution active au développement du pays.

Elle cite pêle-mêle, la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées, l’intégration de la problématique du troisième âge dans la politique de l’action sociale en cours d’actualisation.

« La création de la direction des personnes âgées, la mise en place du Conseil national des personnes âgées, la facilitation d’accès aux soins pour les retraités de l’administration à travers l’INAM, la mise en place de l’assurance maladie universelle à AMU et la construction de deux maisons de retraite », font également partie des mesures gouvernementales visant le bien-être des personnes âgées.

Nos aînés sont des guides et des aidants, qui jouent un rôle essentiel dans les familles, les communautés et l’économie (António Guterres)

Selon le Secrétaire général des Nations unies, l’humanité vit plus longtemps que jamais. L’espérance de vie mondiale n’a cessé d’augmenter depuis plus de sept décennies, mais l’écart entre l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé a atteint 9,6 ans en 2019, ce qui reflète le fardeau croissant des maladies non transmissibles. L’allongement de la durée de vie attire davantage l’attention sur la manière dont la santé, les conditions sociales et économiques, ainsi que les droits de l’homme, sont vécus tout au long de la vie.

« La longévité recoupe les systèmes de santé, les marchés du travail, la protection sociale, l’éducation, le logement et la viabilité budgétaire d’une manière qui ne peut être abordée de manière isolée. Lorsque les années sont vécues en bonne santé et soutenues par des marchés du travail inclusifs et une protection sociale efficace, l’allongement de la durée de vie peut générer un « dividende de la longévité ». À l’inverse, sans amélioration de l’espérance de vie en bonne santé, les personnes âgées risquent de passer davantage d’années en mauvaise santé, ce qui limite leurs capacités fonctionnelles, leur bien-être, leur autonomie et leur participation »,
a expliqué le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. FIN

Ambroisine MEMEDE

Poursuivez votre lecture sur les mêmes thèmes :
Retour en haut