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Santé : Lomé, capitale de la biologie médicale ouest africaine du 15 au 19 septembre

Des professionnels de la santé et acteurs de la biologie médicale de la sous-région ouest-africaine ont démarré mercredi 16 septembre 2026 à Lomé, les travaux du premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine de l’Association des Biologistes Médicaux (FAOABM).

Organisée conjointement par l’Association des Biologistes Médicaux du Togo (ABM Togo) et la Fédération ouest-africaine de l’Association des Biologistes Médicaux (FAOABM), la rencontre est placée sous le thème central : « Biologistes médicaux et santé publique en Afrique de l’Ouest : enjeux, défis et perspectives » avec deux sous thèmes : « Biologistes médicaux et l’approche One Health en Afrique de l’Ouest » et « Management de la Qualité et Biobanking : leviers essentiels pour une biologie médicale au service de la santé publique ».

Venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire en passant par le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo, ces biologistes médicaux ainsi que leurs partenaires internationaux et régionaux tels que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), l’International Federation of Biomedical Laboratory Science (IFBLS) se sont donnés comme objectif à travers l’organisation de de congrès de mettre en évidence le rôle central de ces experts en pathologies cliniques, hommes et femmes, dans le renforcement de la santé publique en Afrique de l’Ouest tout en posant les bases institutionnelles de la FAOABM.

Il s’agit aussi et surtout à travers les échanges de mettre en évidence le rôle central que jouent ces experts dans l’amélioration continue des diagnostics et la gestion prospective des crises sanitaires, tout en favorisant l’égalité des genres et l’accès universel aux soins.

« La biologie médicale joue un rôle essentiel dans la prévention, le diagnostic, le suivi thérapeutique des maladies. Elle est un pilier incontournable pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle pour laquelle nous nous engageons depuis un certain nombre d’années. Ce congrès constitue donc un cadre privilégié pour partager les expériences et les bonnes pratiques par les professionnels de la sous-région, pour renforcer les compétences par la formation continue et l’intégration de nouvelles technologies, pour promouvoir la coopération régionale à travers la mise en place de la Fédération Ouest-Africaine de l’association de biologistes médicaux et pour consolider l’approche One Health, indispensable pour relever les défis liés aux pathologies humaines, animales et environnementales », a déclaré le représentant du ministère de la santé à l’ouverture des travaux.

« Le gouvernement togolais, à travers le ministère de la Santé, réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à améliorer la qualité des services de la biologie médicale, à renforcer la régulation du secteur et à promouvoir l’innovation scientifique au service de la santé publique », a-t-il souligné.

Ce congrès constitue un carrefour privilégié pour resserrer la coopération entre biologistes médicaux d’Afrique de l’Ouest en abordant les grands défis du secteur et en favorisant l’intégration des innovations technologiques ainsi que la dimension genre.

« Il serait plus résilient pour notre système que chaque corporation, telle qu’identifiée, déjà connue, joue pleinement son rôle. La santé n’est pas un métier de quelqu’un, c’est un métier d’un tout. Je suis biologiste médical, je vais jouer mon rôle dans le laboratoire. Je ne peux pas, moi seul, prendre en charge un patient du début jusqu’à la fin », a confié Dr Kossi Kabo (président de l’ABM Togo).

« Le médecin va faire la consultation, l’infirmier va administrer les soins, il va même consulter les assistants médicaux, les différents spécialistes qu’on a, le biologiste médical va faire ses analyses, le pharmacien va donner le médicament qu’il faut. Donc c’est tout un tas de professionnels qu’il faut mobiliser quand il s’agit des questions de santé », a-t-il ajouté.

A travers des panels et échanges de haut niveau, le programme abordera les grands enjeux actuels de la biologie médicale à travers plusieurs axes clés : les innovations technologiques et l’apport de l’intelligence artificielle, l’évolution des diagnostics (maladies infectieuses, non transmissibles et médecine de précision), ainsi que les dimensions sociétales et de santé globale avec la santé reproductive, le genre et l’approche « One Health ».

Les aspects organisationnels ne seront pas en reste, grâce à des sessions dédiées au management des laboratoires, des ressources biologiques et des données associées.

La cérémonie d’ouverture des travaux a aussi servi de cadre à l’investiture des Fellows du WAPCMLS, une cérémonie qui vient couronner le parcours d’experts d’exception, élevant des professionnels émérites au rang de modèles pour les jeunes générations.

En prélude au premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine de l’Association des Biologistes Médicaux (FAOABM), s’est tenue le mardi 15 septembre, le deuxième congrès statutaire de l’ABM Togo.

Ce congrès a permis d’adopter les rapports d’activités et financiers du bureau exécutif, de réviser les statuts de l’association et de faire des projections sur l’avenir de la profession. L’ABM Togo a aussi planché sur ses orientations stratégiques 2026-2035 tout en dressant un état des lieux rigoureux de la biologie médicale au Togo. FIN

Chrystelle MENSAH

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