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Togo : 183 organes de presse éligibles à l’aide de l’Etat au titre de 2025

John Abalo Takou

183 organes de presse sont éligibles à l’aide de l’Etat au titre de l’exercice 2025, sur 189 demandes enregistrées, pour une enveloppe globale de 150 millions de francs CFA, a indiqué vendredi le vice-président de la Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse, John Abalo Takou.

« Pour cette année, 189 organes de presse ont fait la demande et six ont été rejetées pour non-conformité. Le travail est fait, la répartition est faite et les montants seront transférés sur leurs différents comptes », a déclaré M. Takou lors d’une rencontre avec les responsables des différents médias et les organisations professionnelles de la presse, tenue vendredi au siège de la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) à Lomé.

« Pour bénéficier de l’aide, il faut d’abord avoir existé au moins un an avant la période couverte par l’aide. Il faut avoir postulé et produit des articles, lorsqu’il s’agit de la presse en ligne en mode écrit ; si c’est la presse écrite, il faut totaliser un certain nombre de parutions. Au niveau des radios, nous tenons compte du temps d’antenne contenu dans la grille des programmes. C’est pareil pour les télévisions », a-t-il souligné.

Au cours de cette rencontre, les responsables des médias ont été informés des critères d’éligibilité et des modalités de répartition de l’aide, qui tiennent notamment compte de la périodicité et du taux de parution pour la presse écrite, ainsi que du temps d’antenne pour les radios et télévisions.

Pour être éligible, les organes de presse doivent notamment avoir existé au moins un an avant la période couverte par l’aide et avoir satisfait aux exigences relatives à leur activité. Ils doivent également fournir plusieurs pièces justificatives, dont l’autorisation d’installation et d’exploitation ou la convention délivrée par la HARC, le quitus attestant du paiement des redevances à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour les radios et télévisions, ainsi que les documents relatifs à la déclaration du personnel employé.

Pour la presse écrite classique, la répartition de l’aide tient notamment compte du taux de parution, fixé à au moins 51% par rapport à la périodicité de chaque publication. Trois tranches, allant de 51 à 69 %, de 70 à 79 % et de 80 à 100 %, sont ainsi prises en compte, avec des montants variables selon qu’il s’agit d’un quotidien, d’un bihebdomadaire, d’un hebdomadaire, d’un bimensuel, d’un mensuel, d’un bimestriel ou d’un trimestriel.

Pour les radios communautaires et commerciales ainsi que les télévisions commerciales, la répartition est également effectuée par tranches, en fonction du temps d’antenne. Trois catégories sont retenues, correspondant à des durées de 0 à 14 heures, de 15 à 19 heures et de 20 à 24 heures, avec des montants différenciés selon le type de média et la tranche concernée.

Le montant définitif attribué à chaque organe est déterminé après application, le cas échéant, des pénalités et des bonus prévus dans le dispositif. Parmi les manquements sanctionnés figurent notamment l’absence d’une copie de la carte de presse valide, le défaut de justificatifs relatifs à l’utilisation de l’aide précédente, ainsi que les sanctions prononcées par la HARC ou l’Observatoire togolais des médias (OTM).

L’absence de carte de presse entraîne une réduction de 150.000 francs CFA sur le montant attribué, tandis que l’absence de justificatifs relatifs à l’utilisation de l’aide précédente ou les sanctions de la HARC et de l’OTM donnent lieu à une pénalité de 100.000 francs CFA.

Le défaut de quitus de l’ARCEP ou de déclaration du personnel à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) entraîne, pour sa part, une réduction de 50.000 francs CFA. FIN

Savoir News

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