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Togo : Des foyers de grippe aviaire dans trois préfectures du sud du pays

Des foyers de grippe aviaire ont été découverts dans trois préfectures du sud du Togo où des « cas de fortes mortalités de volailles » sont enregistrés dans cinq fermes, indique un communiqué officiel.

Selon le communiqué signé par trois ministres, dont celui en charge de la santé, les localités touchées sont Agbélikouté, dans la préfecture de Vo, Kovié, dans la préfecture de Zio, ainsi que Vodougbé, Hémadzro et Noblokomé, dans la préfecture des Lacs.

« Les investigations menées sur le terrain et les analyses effectuées au Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé ont confirmé la présence du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène (grippe aviaire) dans les élevages concernés », précise le communiqué, précisant qu’un « plan opérationnel de riposte contre la grippe aviaire » a été immédiatement déclenché et mis en œuvre.

Il s’agit de l’abattage, de l’incinération et de l’enfouissement des cadavres de volailles dans des fosses par les services compétents des ministères chargés de l’élevage, de la santé et de l’environnement.

Les produits avicoles (œufs), la provende, ainsi que le matériel d’élevage (mangeoires, alvéoles et litières) sont également détruits, indique le communiqué.

Le plan opérationnel prévoit aussi le suivi de la désinfection des poulaillers, la mise sous quarantaine des exploitations avicoles concernées, l’interdiction des mouvements de volailles ainsi que la fermeture, pour une durée de 30 jours, des marchés à volailles dans les localités touchées.

L’opération prévoit également une surveillance active dans les exploitations avicoles environnantes, ainsi que l’identification et le suivi sanitaire des personnes ayant été en contact avec les élevages concernés.

Les autorités annoncent par ailleurs un renforcement de la surveillance épidémiologique dans les trois secteurs de l’approche « Une seule santé », accompagné d’actions de sensibilisation de la population.

Les trois ministres appellent par ailleurs l’ensemble de la population à la « vigilance, au respect strict des mesures de biosécurité dans les élevages et à l’application des règles élémentaires d’hygiène ». FIN

Ambroisine MEMEDE

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