
Le Conseil régional des Savanes (CR-S) a ouvert, ce mardi 7 juillet à Dapaong, sa troisième session ordinaire, dans un contexte marqué par la volonté d’accroître le rôle des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques publiques de développement.
Cette session, organisée conformément aux dispositions de l’article 244 de la loi n°2022-011 du 4 juillet 2022 portant modification de la loi n°2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, a réuni les autorités locales et administratives de la région autour du président du CR-S, Nabaguedjoa Banlepo, et de son équipe.
La session sera consacrée à l’examen et à l’adoption du budget supplémentaire, qui permettra au Conseil régional de disposer des ressources nécessaires à la poursuite efficace de ses missions au bénéfice des populations de la région des Savanes.
Les conseillers régionaux se pencheront également sur plusieurs questions inscrites à l’ordre du jour, notamment les interventions de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), les actions de la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-urbain, ainsi que les initiatives du Conseil national de la jeunesse en faveur du financement de l’entrepreneuriat.

Les échanges porteront également sur la politique foncière au Togo, la maîtrise des questions foncières constituant aujourd’hui un enjeu majeur pour le développement, notamment au niveau local, la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, ainsi que la sécurisation des investissements.
Ouvrant les travaux, le président du CR-S, Nabaguedjoa Banlepo, a indiqué que c’est dans une démarche collective et en synergie avec toutes les forces vives de la région que le Conseil régional entend mobiliser les ressources et les partenaires nécessaires pour relever les nombreux défis auxquels la région des Savanes est confrontée.
Pour Affoh Atcha-Dédji, gouverneur de la région des Savanes, le programme des travaux traduit la volonté d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations, dont les attentes légitimes sont nombreuses et nécessitent une priorisation des actions en adéquation avec les ressources disponibles.
« La démarche de priorisation suppose également, en amont, un diagnostic objectif qui gagnerait à être participatif », a-t-il déclaré. FIN
Julien SAMA, Savoir News Dapaong