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La CJES Togo lance officiellement ses activités 2026 et dévoile une ambitieuse stratégie de développement

La Confédération des Jeunes Entreprises et Startups du Togo (CJES Togo) a officiellement lancé, vendredi 26 juin 2026 à Lomé, ses activités pour l’année 2026, à l’occasion de la Journée internationale des micros, petites et moyennes entreprises, en présentant les grandes orientations de sa stratégie de développement.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, dont le maire de la commune du Golfe 5, des partenaires, les présidentes de la CJES Ghana et de la CJES Maroc ainsi que des membres.

Elle a également été marquée par la présentation du bilan des actions menées en 2025, la présentation des grandes orientations et stratégies fixées pour l’année 2026, la présentation des plateformes de la confédération ainsi que par la signature d’une convention avec l’Institut Nationale de la Propriété Industrielle et de la Technologie (INPIT).

Ouvrant la rencontre, la présidente de la CJES Togo, Médissa Sama est revenue sur le parcours de l’organisation depuis sa création.

Elle a mis en avant les résultats enregistrés par l’organisation depuis sa création. Selon elle, plus de 10.000 entrepreneurs ont bénéficié de ses actions dans les six régions du pays, tandis que plus de 300 millions de francs CFA, ont été mobilisés à travers les différents « Carrefours Jeunes ».

Elle a également indiqué que les plaidoyers de la Confédération ont contribué à l’adoption de trois mesures fiscales dans les lois de finances 2025 et 2026, en plus de permettre la régularisation, la formation et la mise en relation de nombreux entrepreneurs avec des donneurs d’ordres.

Des programmes structurants pour 2026

Mme Sama a ensuite présenté le plan de travail et le budget 2026 de l’organisation, articulés autour de quatre programmes stratégiques. Le premier, consacré au développement des coopératives et des PME, ambitionne de structurer 100 entreprises et coopératives par région dans les Savanes, la Kara et la Centrale, à travers des diagnostics, des formations, du coaching et un accompagnement vers des missions économiques.

L’objectif est de faire émerger, en cinq ans, « vingt leaders économiques » capables de soutenir durablement le développement de ces régions.

Médissa Sama, lors de son intervention

La présidente de la CJES Togo a également annoncé l’ouverture, en 2026, de six « Maisons des débutants » à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Ces guichets uniques offriront aux entreprises de moins de dix ans des services de comptabilité, de fiscalité et de digitalisation, ainsi qu’un accompagnement destiné à renforcer leur maturité numérique et à faciliter leur accès aux marchés et aux financements.

Le troisième programme, baptisé « CJES Academy », prendra la forme d’une plateforme d’e-learning proposant des formations en français et dans plusieurs langues locales afin de développer les compétences managériales et comportementales des très petites entreprises africaines.

Enfin, avec le programme « Premier Deal », la Confédération entend faciliter l’accès des jeunes entreprises à « leur premier marché » en les accompagnant dans l’obtention et la bonne exécution de contrats.

« Ce que nous bâtissons n’a pas vocation à durer une seule année. Notre vision à l’horizon 2030 est claire : 1 000 entreprises structurées et crédibles dans tout le Togo, 20 champions économiques régionaux issus de notre écosystème, 70.000 emplois directs et indirects créés, 5 milliards de francs CFA de contributions fiscales et sociales générées par nos membres. Cette vision s’inscrit pleinement dans la feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des axes +Protéger, Rassembler et Transformer+ », a-t-elle martelé.

Les acquis de l’année 2025

Revenant sur les réalisations de 2025, la présidente de la CJES Togo a indiqué que la Confédération a multiplié les initiatives en faveur du renforcement des capacités des coopératives et des PME. En partenariat avec le Comité de Concertation État-Secteur privé (CCESP), elle a notamment organisé une tournée nationale de formation en comptabilité appliquée, qui a bénéficié à plus de 600 coopératives et PME.

Elle a également évoqué les tournées régionales conduites par les antennes de la CJES, ayant réuni plus de 500 membres, dont une centaine ont été sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement de longue durée. En fin d’année, une trentaine d’entrepreneurs venus de plusieurs localités du pays ont aussi pris part à une session de renforcement des capacités organisée à Lomé.

La responsable a par ailleurs souligné l’ouverture progressive de la Confédération à l’international, estimant que cette dynamique nécessite un renforcement des partenariats afin de mieux structurer les entreprises membres et d’améliorer leur accès aux marchés. Elle a, dans le même élan, appelé les pouvoirs publics à poursuivre leur appui à l’organisation, rappelant que « l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel du développement économique ».

La présidente a par ailleurs rappelé que la CJES Togo accompagne les petites et moyennes entreprises, les coopératives, les startups de moins de dix ans d’existence ainsi que les porteurs d’activités génératrices de revenus.

« Nous accompagnons également les activités génératrices de revenus, qu’elles soient formelles ou informelles. Les acteurs du secteur informel peuvent ainsi devenir membres de la CJES afin d’être structurés, accompagnés dans leur processus de formalisation et d’accéder plus facilement aux marchés et aux financements », a indiqué Mme Sama.

Convention pour la protection de la propriété industrielle

Un autre temps fort de la cérémonie a été la signature d’une convention entre la CJES Togo et l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT). Cet accord vise à renforcer l’accompagnement des jeunes entreprises et startups membres de la Confédération dans la protection et la sécurisation de leurs droits de propriété industrielle.

Pour la directrice générale par intérim de l’INPIT, Adja Tchandikou, ce partenariat permettra de mieux encadrer les porteurs de projets dans la défense de leurs innovations et créations, afin de sécuriser leur développement.

« Cette protection est très importante, car elle permet de sécuriser la présence de l’entreprise sur le marché », a-t-elle insisté.

Prenant la parole, le maire de la commune du Golfe 5, Kossi Aboka, a salué l’engagement des jeunes entrepreneurs et encouragé la dynamique entrepreneuriale portée par la CJES Togo.

Il a estimé que le développement des nations repose davantage sur l’entrepreneuriat que sur la seule fonction publique, exprimant sa reconnaissance aux autorités nationales pour leur orientation en faveur de la jeunesse.

« La fonction publique n’est pas l’avenir du développement des nations, plutôt l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, invitant à poursuivre les efforts en faveur de la promotion de l’initiative privée. FIN

Rolande Solim ARE

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