
Le Togo a enregistré en 2025 une avancée notable de son niveau de richesse par habitant. Porté par une croissance économique réelle de 6,3%, le produit intérieur brut (PIB) par habitant du pays s’est établi à 1 398,81 dollars US, soit près de 1 400 dollars US, un niveau inédit qui traduit la progression continue de l’économie nationale.
Une évolution qui témoigne de la solidité de l’économie nationale et ouvre de nouvelles perspectives en matière d’investissement et de développement.
D’après les premières estimations des comptes nationaux 2025 publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), le produit intérieur brut (PIB) nominal du pays s’établit à 6 919,1 milliards de francs CFA.
Rapporté à une population estimée à 8,5 millions d’habitants par les Nations unies et converti au taux de change moyen annuel de 581,93 FCFA pour un dollar, le PIB par habitant ressort à 1 398,81 dollars, soit près de 1 400 dollars US.
Cette progression illustre la bonne tenue de l’économie nationale, portée par les contributions combinées des secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Elle témoigne également d’une diversification progressive de l’activité économique, un facteur essentiel pour soutenir une croissance durable.
Au-delà des chiffres, cette performance renforce l’image d’un pays engagé dans une dynamique de transformation économique. Elle pourrait également accroître la confiance des partenaires techniques et financiers ainsi que l’intérêt des investisseurs privés, nationaux comme étrangers.
La Banque mondiale classe actuellement le Togo parmi les pays à faible revenu. Toutefois, le seuil d’entrée dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire inférieur est fixé à 1 136 dollars de revenu national brut (RNB) par habitant pour l’exercice 2026.
Avec un niveau de revenu par habitant proche de 1 400 dollars et une croissance supérieure à 6 % pour la cinquième année consécutive, le pays se rapproche d’une éventuelle reclassification lors des prochaines mises à jour annuelles de l’institution.
Une telle évolution constituerait un signal positif pour les marchés et les investisseurs. Elle placerait davantage le Togo parmi les économies les plus dynamiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), aux côtés de pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin, déjà classés dans la catégorie des revenus intermédiaires inférieurs.
Si ce statut peut à terme réduire l’accès à certains financements concessionnels de l’Association internationale de développement (IDA), la transition s’effectue généralement de manière progressive. Plusieurs pays africains reclassés continuent d’ailleurs de bénéficier de financements importants de ce guichet de la Banque mondiale.
Pour les autorités, le principal défi reste désormais de faire profiter davantage les populations des performances économiques enregistrées ces dernières années. Après l’achèvement de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, l’accent devra être mis sur le renforcement du capital humain à travers l’éducation, la santé, la protection sociale et l’amélioration de l’accès aux services essentiels.
Le cap franchi en 2025 constitue ainsi une avancée majeure sur le chemin de l’émergence. L’enjeu des prochaines années sera de transformer cette croissance en une amélioration durable et largement partagée des conditions de vie des Togolais. FIN
Bernadette AYIBE