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Togo : l’opposition et la société civile réclament à nouveau la libération de « détenus politiques »

Des partis politiques de l’opposition togolaise et plusieurs organisations de la société civile montent une nouvelle fois au créneau pour exiger la libération de personnes qu’elles qualifient de « détenus politiques ».

Le pouvoir a toujours affirmé qu’il n’existe pas de détenus politiques au Togo. Cette revendication avait déjà été formulée en janvier dernier. Trois regroupements de partis politiques et de la société civile, dont le front « Touche pas à ma Constitution » et la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), appellent cette fois à la « libération immédiate » d’environ 70 personnes.

« De nombreuses personnes sont toujours détenues pour leurs opinions politiques. Leur nombre est estimé à environ 70 », indiquent ces partis politiques et organisations de la société civile dans une déclaration conjointe.

Parmi elles figureraient « 13 détenus dont la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a ordonné la libération dans un arrêt rendu le 18 février 2026 », précisent les signataires.

Ils exigent également « la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des détenus politiques » ainsi que « la reconnaissance officielle et la réparation des préjudices liés aux violations de leurs droits ».

Pour rappel, le 31 décembre 2025, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, avait accordé une grâce présidentielle à 1 511 prisonniers. Cette mesure concernait notamment des détenus purgeant de longues peines, des personnes condamnées pour des délits mineurs, des détenus âgés en fin de peine ainsi que des prisonniers gravement malades.

« Par son caractère humaniste, cette mesure relevant des prérogatives exclusives du Président du Conseil contribuera à renforcer la joie des périodes de fête dans les familles concernées, de même qu’à désengorger les institutions pénitentiaires et permet à notre pays de tenir ses engagements internationaux en matière de justice et de droits humains », avait souligné le gouvernement dans un communiqué. FIN

Edem Etonam EKUE

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