
Tam-tam, danses, chants et diverses prestations culturelles : C’était l’ambiance des grands jours le samedi 18 avril 2026 à Siou, localité située à environ 475 km au nord de Lomé. Les natifs de Douflegou, ont célébré dans l’allégresse leur fête traditionnelle « Sintu-Janjaagu ».
Cette fête des moissons qui rassemble habitants et diaspora de Doufelgou, marque aussi le début des funérailles des personnes âgées dans la préfecture.
Au premier rang, les autorités traditionnelles et les grands notables de la localité, parés de leurs tenues traditionnelles, ont marqué de leur présence la cérémonie.

Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions et natif de la localité, ainsi que d’autres membres du gouvernement, ont également pris part à la fête. La préfecture de Doufelgou est majoritairement peuplée par les communautés « Nawdéba » et « Lamba ».
Les festivités se sont déroulées dans les différents cantons de Doufelgou les 16 et 17 avril, avant de connaître leur apothéose samedi.
À l’instar des éditions précédentes, les peuples Akposso-Akébou ont, une fois encore, été les invités d’honneur de la célébration.

L’édition 2026 de cette fête traditionnelle, la 37ᵉ du genre, est placée sous le thème : « Traditions solidaires, communautés mobilisées pour la paix, la sécurité et le développement ».
Selon Pascal Akoussoulèlo Bodjona (représentant du président du Conseil), ce « thème est d’une pertinence absolue. Il résonne avec l’actualité de notre sous-région et confirme que vous avez compris que sans la paix, aucun progrès durable n’est possible ».
« Sintu-Janjaagu » est cet « instant sacré où le peuple de Doufelgou marque une pause pour rendre grâce au Tout-Puissant et aux mânes de nos ancêtres. C’est le moment de les remercier pour l’abondance de la saison culturale et d’implorer leur bénédiction pour la nouvelle saison qui s’annonce, afin que la terre continue de nourrir leurs enfants », a-t-il précisé.

« Cette pause qui s’impose, permet à chaque composante de la préfecture, de jeter un regard rétrospectif sur le travail accompli, d’évaluer les défis relevés et d’en tirer les enseignements nécessaires pour bâtir un avenir plus prospère », a souligné M.Bodjona.
Edem Etonam EKUE