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Sommet sur la sécurité maritime : La charte "adoptée et signée" à Lomé (REPORTAGE)

samedi 15 octobre 2016 à 22:27

Les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine réunis en session extraordinaire ont "adopté et signé" ce samedi à Lomé, la charte sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement en Afrique, a constaté l’Agence Savoir News.

"Nous, chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine, réunis à Lomé le 15 octobre en session extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique, saluons particulièrement l’initiative de notre frère, le président Faure Gnassingbé de la République togolaise, ayant abouti à la convocation et la tenue de ce sommet. Nous nous félicitons de l’adoption et de la signature de la charte sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique. Charte de Lomé, geste on ne peut plus historique dans la vie de notre continent", a précisé le président congolais Denis Sassou Nguesso, dans une déclaration lue à la fin du sommet.

"L’aboutissement heureux du beau et laborieux processus ayant conduit à l’adoption de la Charte de Lomé n’est qu’un premier pas d’une nouvelle étape dans sa mise en œuvre. Notre volonté commune de nous doter de cet important instrument juridique devrait ainsi, aussi se traduire par notre détermination à le rendre applicable et opérationnel en accélérant sa ratification", a renchéri le président tchadien Idriss Deby Itno.

"Dans cette perspective, je vous invite à faire de l’entrée en vigueur de la Charte, un objectif primordial si nous voulons nous attaquer dans l’immédiat à toutes les menaces pesant sur l’espace maritime africain", a ajouté Deby Itno, également président en exercice de l’union africaine.

Précisons qu’au moins 205 attaques de navires ont été enregistrées dans le Golfe de Guinée de 2005 à mai 2015.

La sous-région ouest-africaine est depuis longtemps un lieu de transit intercontinental, la porte d’entrée de la cocaïne en provenance de l’Amérique latine à destination de l’Europe. De nos jours, les enjeux économiques, sécuritaires et stratégiques de la piraterie et du trafic de drogue sont incontestables.

Selon cette charte, chaque Etat s’engage à promouvoir la sûreté de la navigation, ainsi que la protection et l’utilisation durable du milieu marin en :

- fournissant les aides à la navigation appropriée, en fonction des ressources disponibles

- assurant la meilleure normalisation possible des aides à la navigation

- facilitant l’accès aux informations liées aux aides à la navigation.

Les objectifs de la charte sont les suivants : prévenir et réprimer la criminalité nationale et transnationale notamment le terrorisme, la piraterie, les vols a mains armées a l’encontre des navires, le trafic de drogues, le trafic de migrants, la traite de personnes et les trafics illicites connexes de tous genres en mer.

Elle vise aussi à protéger l’environnement en général et l’environnement marin dans l’espace des états côtiers et insulaires en particulier.

Le document signé à Lomé crée aussi des institutions nationales, régionales et continentales appropriées et assure la mise en œuvre de politiques appropriées susceptibles de promouvoir la sûreté et la sécurité en mer.

Par ailleurs, il est institué un Comité des États, composé de 15 États membres, chargé de surveiller la mise en œuvre de la Charte et de recommander des actions pour son suivi.

"Les experts ont travaillé d’arrache-pied sur cette charte. Nous sommes ravis d’arriver à ce résultat. Cette charte est un défi pour l’Afrique parce que nous avons beaucoup de problèmes au niveau de la mer", a souligné Arcanjo Maria do Nascimento, ambassadeur de l’Angola auprès de l’Union africaine.

Pour Barthelemy Blede (Chercheur principal à l’Institut d’études de sécurité de Dakar), l’acte posé ce samedi est "historique", mais "une chose est d’adopter un texte et de le signer, l’autre chose est de le ratifier".

"S’il y a une réelle volonté de ceux qui ont signé cette charte, ils doivent mettre tout en œuvre pour que cette charte soit ratifiée, afin qu’elle devienne contraignante", a-t-il précisé.

Au total 18 chefs d’État ont pris part à ce sommet dans une somptueuse salle de conférence, à quelques minutes de l’Hôtel Radisson Bleue 2 février. Quarante-trois pays sur 54 étaient représentés. FIN

Junior AUREL

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