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Education/Crise : La CSET appelle les élèves au "calme", mais les positions toujours tranchées (PAPIER D’ANGLE)

jeudi 16 mars 2017 à 09:13

Trois jours de grève : les écoles, collèges et lycées du secteur public étaient encore paralysés lundi, mardi et mercredi, la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET, composée de quatre syndicats) non satisfaite des discussions menées au sein du groupe de travail sur le secteur éducatif.

Ces syndicats avaient déjà décrété "l’échec" des négociations, quelques jours avant la remise officielle vendredi dernier du rapport au Premier ministre Sélom Komi Klassou.

Pour les responsables des syndicats grévistes, "la base de la coordination ne se retrouve pas dans le contenu du relevé de conclusions et recommandations, issues des négociations" des discussions.

La CSET réclame notamment l’abrogation du corps des enseignants auxiliaires et leur reversement dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement, l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation et pour toute la carrière, la prime de travail de nuit et la prime de salissure (à intégrer au budget de 2017, en attendant l’adoption du statut particulier ) et la résolution définitive du problème de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du dossier des normaliens.

Ainsi, les trois premiers jours de la semaine ont été mouvementés dans plusieurs écoles, collèges et lycées du secteur public. Des élèves étaient encore descendus dans les rues à Lomé et d’autres localités du pays pour exiger les cours, dressant par endroits des barricades sur certains axes.

Certains élèves surexcités, vont déloger leurs camarades des écoles privées. D’autres n’hésitent pas à affronter les forces de l’ordre, qui de manière très professionnelle, les dispersent aux gaz lacrymogènes ou calment la situation.

"A l’endroit des élèves, nous disons d’être calme. Les jours à venir, nous allons trouver des solutions et ils auront la partie qu’il faut pour aller aux examens", a calmé mercredi sur une radio privée Atsu Atchaa, porte-parole de la Coordination.

"Nous demandons aux parents d’élèves de prendre leurs responsabilités, que les parents puissent jouer leur rôle", a-t-il martelé.

Vendredi dernier le Premier ministre avait mis en garde les fauteurs de troubles : "la violence n’a pas de place dans les établissements scolaires".

Mais, est-ce qu’il y aura une petite trêve, après les trois jours de grève ?

"Il ne m’appartient pas de me prononcer sur une quelconque trêve, mais espérons que les jours à venir, le gouvernement va trouver une solution, puisque nous avons encore deux jours (jeudi et vendredi) pour attendre une solution. C’est ça qui va déterminer la suite à donner aux mouvements. Au jour d’aujourd’hui, nous pouvons accepter une prime conséquente et un accord fixant clairement la date où le statut de l’enseignant va être appliqué, avec les avantages qu’il faut", a souligné Atsu Atchaa.

Le groupe travail a recommandé que ce statut particulier soit adopté dans les six mois qui viennent (avant la prochaine rentrée scolaire), sans fixer de date.

- Conditions incitatives à la fonction enseignante -

Les autorités affirment souvent avoir fait beaucoup d’effort ces dernières années, en faveur des enseignants.

"En ce qui concerne la revalorisation des salaires des enseignantes dont l’accroissement du salaire brut de base, en 2015, était de 70,96% pour les plus hauts salaires (ancienne catégorie A1) et 114,51% pour les salaires les plus bas (ancienne catégorie C), ces taux sont nettement dépassés en 2016", indique une note du gouvernement.

Par ailleurs, le gouvernement a instauré d’autres primes notamment les primes de rentrée, de bibliothèque, et d’incitation à la fonction enseignante.

Le gouvernement a également créé une "coopérative d’épargne et de crédit des enseignants du Togo", a souligné la note, qui met l’accent sur d’autres actions menées notamment en matière d’infrastructures d’accueil et "qualité du service éducatif".

"Le temps n’est plus aux petits discours politiques. Les togolais sont fatigués du spectacle qu’offrent les élèves dans les rues depuis quelques semaines. Il faut que le gouvernement trouve rapidement une solution à la crise qui secoue ce secteur depuis de la rentrée", a martelé Gilles Adjaga, cadre togolais dans une institution internationale à Lomé.

Pour Afi Gangla, revendeuse de produits cosmétiques au grand marché, les enseignants ont aussi intérêt "à mettre un peu d’eau dans leur vin".

- Des "pistes" pour une sortie de crise ?-

Cette crise fait réagir ces derniers jours, plusieurs politiques, observateurs et responsables de la civile. Certains politiques invitent le gouvernement à ranger les recommandations issues des discussions du groupe de travail et à ouvrir rapidement, un "dialogue" avec les enseignants grévistes.

D’autres vont très loin, en proposant des "pistes" de solutions au chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé pour une sortie de crise. C’est le cas de Gerry Taama, président du Nouvel Engagement Togolais (NET, opposition).

A en croire ce dernier, ni les ministres appelés à négocier "(qui ont eu tendance à jeter de l’huile sur le feu au lieu de faire preuve d’empathie), ni votre premier ministre n’ont manifestement pas encore trouvé le bon angle d’attaque".

En invitant le président de la République à "agir", M. Taama a proposé des "pistes" de solutions.

Ce chef de parti politique a proposé trois pistes : "(i) rencontrez les syndicats et discutez avec eux à huis clos, (ii) mettez ensuite un moratoire sur les précomptes, avec remboursement immédiat des sommes retenues et (iii) organisez avant la fin de l’année 2017, des états généraux de l’éducation".

Selon des sources proches de la CSET, le mouvement de grève pourrait être reconduit par la "base" la semaine prochaine, "si rien n’est fait". FIN

Photo @ Archives.

Edem Etonam EKUE

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