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Dossier LCF/City Fm : La manifestation des OSC, dispersée ce samedi à Lomé (REPORTAGE)

samedi 25 février 2017 à 17:52

La marche des organisations de la société civile (Osc) pour protester contre le retrait de fréquences de La Chaîne du Futur (LCF) et la radio City Fm, a vite été dispersée à coup de gaz lacrymogène ce samedi, quand les manifestants ont tenté de forcer le cordon de la police pour se rendre à la HAAC, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.

Partis du siège du groupe Sud-Média (propriétaire des deux médias), les manifestants ont parcouru plusieurs artères de Lomé, avant d’être bloqués au carrefour de Lomégan (point de chute des manifestations des 14, 15 et 16 février). En voulant forcer cette fois-ci le cordon de la police, ils ont été vite dispersés à coup de gaz lacrymogène.

"Notre objectif, c’est de faire prévaloir la liberté de presse dans notre pays. Nous demandons la réouverture de LCF et de City Fm, car la décision de la décision de la HAAC est illégale et arbitraire. C’est une entrave à la liberté de presse", a déclaré à l’Agence Savoir News Me Célestin Agbogan, vice-président de la Ligue togolaise des droits de l’homme (Ltdh).

Au milieu des manifestants, ont notait la présence de certains responsables de l’opposition dont Eric Dupuy (secrétaire de la communication de l’Alliance Nationale pour le Changement/ ANC) et Wolou Komi (secrétaire national du Pacte Socialiste pour le Renouveau /PSR).

"Il faut que le peuple se lève pour dire +non+ à la pensée unique, car la décision de la HAAC, vise à museler la presse. Nous demandons non seulement la réouverture de ces deux médias, mais aussi le respect de tous les journalistes dans l’exercice de leur métier", a souligné Eric Dupuy.

Précisons que le 17 février, le personnel de LCF et de City Fm (deux médias appartenant au groupe Sud Média), a publiquement décidé de ne pas s’associer à la cette démarche des Osc, misant plutôt sur la "diplomatie de couloir" pour se faire entendre par les plus hautes autorités du pays. Les Osc ont déjà marché les 14, 15 et 16 février, sans incident.

"Nous n’allons plus marcher. A notre niveau, c’est seul le dialogue et la diplomatie de couloir qui doivent prévaloir", avait martelé vendredi dernier, Samuel Gnahoui (porte-parole du personnel).

Plus de 70 personnes pour la plupart des journalistes travaillent au sein du groupe Sud-médias. La HAAC a retiré depuis le 6 février, les fréquences des deux médias, pour n’avoir pas rempli les formalités préalables d’autorisation et d’installation. Ces deux médias ont cessé d’émettre au lendemain de cette décision.

L’Observatoire Togolais des Médias (OTM), le Conseil National des patrons de Presse (CONAPP) et l’Union des Journalistes Indépendant du Togo (UJIT) ont conjointement condamné la décision de la HAAC, qui selon elles, "réduit l’espace de liberté et porte atteinte à la pluralité ainsi qu’à la diversité du paysage médiatique togolais".

Amnesty International, a qualifié "d’attaque contre la liberté d’expression", la décision de l’instance de régulation.

En rappel, la HAAC est l’une des institutions de l’Etat. Elle a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication de masse.

Elle veille également au respect de la déontologie en matière d’information, de communication et à l’accès équitable des partis politiques et des associations aux moyens officiels d’informations et de communication. FIN

Junior AUREL

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