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Crise au Togo : Le dialogue peine à démarrer, dans un climat toujours crispé (PAPIER D’ANGLE)

mercredi 10 janvier 2018 à 21:55

Aucun pas n’est franchi ces quatre dernières semaines pour l’amorce d’un dialogue annoncé depuis début novembre par le gouvernement pour une sortie de crise au Togo. Plutôt, les positions se radicalisent, et chaque partie campe sur sa position, malgré les multiples appels de la communauté internationale.

"Le chef de l’Etat et le parti au pouvoir de leur côté, semblent avoir compris que le peuple togolais est résolu à poursuivre ses manifestations jusqu’à obtenir l’intégralité des conditions indispensables à la réalisation de l’alternance. C’est pourquoi le CAR formule le vœu que le Chef de l’Etat prenne des dispositions nécessaires pour que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, reprenne sa mission de facilitation suspendue depuis quelques semaines afin que le dialogue voulu par toutes les parties, puisse avoir lieu et aboutir à des résultats satisfaisants", a lancé Me Yawovi Agboyibo, ancien Premier ministre et président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) dans son message de vœux du nouvel An.

Apparemment les médiations ghanéenne et guinéenne sont essoufflées, lassées par les petits calculs politiques et les positions non flexibles de part et d’autres.

"Ces médiateurs nous ont lâchés, parce qu’ils sont fatigués. Ne nous voilons pas la face", a commenté le directeur de publication d’un journal sur une radio privée.

Encore de nouvelles manifestations

Aucun signe ne présage d’un dialogue dans les jours à venir. Dans le même temps, le climat se crispe et la coalition de l’opposition n’entend pas aussi baisser les bras.

Elle a appelé à de nouvelles manifestations les 13 et 20 janvier. La marche du 20 janvier sera menée exclusivement par les femmes.

Selon certaines rumeurs, le parti au pouvoir projetterait également une marche le 13 janvier. L’information déjà distillée sur les réseaux sociaux, n’est pas encore confirmée par les responsables de l’Union pour la République (UNIR, au pouvoir).

"Nous sommes fatigués de ces +mises en scène+. La situation est morose, l’activité économique est au ralenti depuis des mois. Les acteurs politiques, notamment les protagonistes de cette crise doivent avoir pitié de ce peuple qui a trop souffert des gesticulations des politiques", a confié Alain Vignon Kadja, économiste et responsable du cabinet Consulting-Vig.

Le gouvernement pointé du doigt

"Je pointe du doigt le gouvernement qui doit faire le premier pas en annonçant une date pour les discussions, car l’opposition n’a pas ce pouvoir", a accusé Afia Ursule, secrétaire dans une société de transit.

Pour cette dernière, la crise a déjà trop duré : "personne n’a le cœur tranquille. Les manifestations se multiplient avec parfois des violences, les activités ne marchent plus comme avant".

Dans leurs messages de vœux, les Évêques ont également appelé à une sortie de crise pacifique.

"Un seul mort est déjà un mort de trop, car les divergences entre togolais ne devraient pas se résoudre dans la violence, le sang et la mort", a souligné Mgr Benoît Alowonou, également Évêque de Kpalimé.

Au moins 14 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la crise en août dernier. Parmi les victimes, deux militaires lynchés. Plusieurs édifices publics, ainsi que des maisons appartenant à des privés, notamment des cadres du parti au pouvoir, ont été saccagés et incendiés.

Les 14 partis politiques de la coalition de l’opposition exigent notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger. Certains leaders de cette coalition exigent également le départ de Faure Gnassingbé. FIN

Ambroisine MEMEDE

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