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Crise au Togo : Deuxième jour de manifestation, l’opposition lance un appel à "l’élite togolaise"

jeudi 30 novembre 2017 à 21:46

Des milliers de partisans de la coalition de l’opposition ont encore pris d’assaut les artères de la capitale togolaise, deuxième jour de marche à l’issue de laquelle un appel a été lancé à "l’élite togolaise".

Partis des trois points de rassemblements traditionnels de ce regroupement de 14 partis politiques de l’opposition, les manifestants ont sillonné plusieurs artères de la capitale togolaise, avant de chuter devant l’hôtel Sancta Maria, en bordure de mer pour un meeting. Dans une déclaration rendue publique, la coalition invite "l’élite togolaise" à "rejoindre la lutte".

"Dans cette lutte, la contribution de chacun compte et l’élite a un rôle primordial à jouer. Autant ses prises de positions en faveur de la lutte seront une confirmation de la pertinence des revendications et un encouragement à aller de l’avant, autant son silence coupable constitue un soutien conscient ou non à la dictature. La silence de l’élite ne peut jamais être neutre", souligne ces formations politiques.

Pour la coalition, "il est temps pour l’élite d’agir pour intensifier la lutte". La marche s’est déroulée dans le calme. Aucun incident majeur n’a été enregistré. Le ministre de la sécurité a d’ailleurs salué le "comportement civique" des manifestants durant ces deux jours de marches.

Le colonel Yark Damehame a surtout félicité les différents acteurs qui se sont mobilisés pour ces manifestations pacifiques.

Outre Lomé, les partisans de la coalition ont également marché dans d’autres localités du pays : Badou, Kpalimé, Kévé, Tabligbo, Anié, Guérin-Kouka.

Ils seront encore dans les rues samedi, après une courte pause vendredi.

La coalition de l’opposition exige notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger.

Elle réclame également la libération de toutes les personnes incarcérées dans le cadre des manifestations. Certains leaders de ce regroupement exigent aussi le départ du président Faure Gnassingbé.

D’intenses tractations sont menées ces derniers jours, pour la tenue dialogue. Pour l’instant, aucune date n’a encore été fixée pour les discussions.

"Je souhaite que le peuple togolais puisse s’exprimer librement, que le cadre du pluralisme soit aussi respecté, que les oppositions puissent faire valoir leurs arguments", a déclaré le président français Emmanuel Macron lors d’une interview mercredi à Radio France Internationale et France 24, en marge du sommet UE-UA à Abidjan. FIN

Edem Etonam EKUE

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