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Crise au Togo : "C’est un problème fondamentalement social", affirme Agbéyomé Kodjo

lundi 12 février 2018 à 00:56

La crise qui secoue le Togo depuis environ six mois, est purement d’ordre "social", a affirmé ce dimanche sur une radio privée Agbéyomé Kodjo, président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS, opposition).

"Fondamentalement, c’est un problème social. Les jeunes sortent, parce qu’ils n’ont pas de boulot, ils n’ont pas de perspective, pas de vision (…)", a souligné l’ancien Premier ministre sur le plateau de Pyramide Fm.

"La majorité des Togolais n’arrivent pas à assouvir leurs besoins primaires. Et je pense que le gouvernement lui-même en a pris conscience. Car l’actuel mandat du chef de l’Etat a été décrété mandat social, mais on n’a pas pu apporter les réponses attendues par les populations", a-t-il relevé, soulignant au passage les efforts fournis par le gouvernement.

"Les défis à relever sont très nombreux. Les efforts que déploie le gouvernement n’arrivent pas à donner satisfaction à la majorité des togolais. Alors, le prochain dialogue est d’une importance capitale pour moi", a poursuivi M. Kodjo, estimant que cette crise a fait perdre des "centaines milliards de F.CFA" à l’Etat togolais.

"L’impact est réel. Si le combat politique a pour objectif de donner des réponses à ceux qui sont désespérés, il faudrait que nous puissions faire preuve de sagesse en allant à ce dialogue et le réussir", a-t-il martelé.

L’ouverture de ce dialogue est annoncée pour le 15 février prochain à Lomé. Le président du parti OBUTS a une fois encore plaidé pour un dialogue "inclusif".

"Si nous insistons que le dialogue soit inclusif, c’est parce que nous croyons à l’intelligence collective. Vous ne pouvez pas réduire les problèmes nationaux à la convocation de deux camps : le camp des marcheurs et le camp de ceux qui sont au pouvoir", a-t-il indiqué.

"A mon avis, ces deux camps ne peuvent pas résoudre l’ensemble des problèmes qui freinent le développement de ce pays. C’est un problème national. Ce n’est pas un problème du parti au pouvoir et des marcheurs. C’est un problème qui engage la responsabilité de toute la nation", a précisé M. Kodjo.

"Peut-on faire ce dialogue sans la participation de l’Eglise catholique, de l’Eglise protestante, des musulmans, de la société civile, des anciens Premiers ministres etc ?".

Le Togo est secoué par une nouvelle crise depuis septembre dernier, avec des manifestations répétées des 14 partis politiques de la coalition de l’opposition qui exigent notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger.

Certains leaders de ce regroupement demandent ouvertement le départ du président Faure Gnassingbé.

La communauté internationale a appelé à plusieurs reprises, l’opposition et le pouvoir à des pourparlers pour une sortie définitive de la crise.

Vendredi dernier, la Coordination du Système des Nations Unies, l’Union Européenne et les ambassades de France, d’Allemagne, et des Etats-Unis au Togo ont "encouragé" les acteurs politiques togolais à "travailler de bonne foi" pour "aboutir à un consensus sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles" à l’issue des discussions. FIN

Edem Etonam EKUE

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