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Crise : Les "marches" politiques, désormais interdites les jours ouvrables (gouvernement)

mercredi 11 octobre 2017 à 01:25

Les "marches" politiques sont désormais interdites les jours ouvrables (lundi à vendredi), suites à "des troubles graves à l’ordre public enregistrés lors des dernières manifestations de la coalition de l’opposition", a annoncé mardi soir, le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi.

Ce dernier était face aux professionnels des médias. Il avait à ses côtés, le ministre de la sécurité et le directeur de la communication de la présidence de la République.

Cette rencontre a pour objectif notamment de faire le "point" des manifestations organisées par l’opposition depuis le 19 août.

"Après deux mois de manifestations publiques organisées par la coalition des 14 partis de l’opposition, il y a eu des dérives graves qui ont entraîné des troubles graves à l’ordre public. Il y a des appels à la désobéissance civile, des appels au sabotage économique, même des appels aux meurtres lancés par des manifestants à l’endroit des autorités et des membres de leurs familles et des services de sécurités", a souligné Payadowa Boukpessi.

"Il est également à noter la présence de manifestants munis de pistolet à Lomé et d’armes de guerre à l’intérieur du pays. Il a été également relevé des violences sur les forces de l’ordre et sur la population avec des destructions des biens notamment à l’intérieur du pays", a-t-il précisé, ajoutant que ces "dérives ont été relevées au cours des manifestations des 19 août, 7, 20 et 21 et sept et 4 et 5 octobre".

Au niveau des organisateurs, a-t-il poursuivi, "personne n’a appelé à la retenue, à la modération ou condamné ce qui s’est passé" : "Et chaque fois que nous les recevons et leur notifions les dérives constatées, ils nous ont toujours promis qu’ils prendront des dispositions pour faire en sorte que les manifestations soient pacifiques. Mais la violence a plutôt persisté".

La loi dans "toute sa rigueur"

"Alors, nous (mon collègue de la sécurité et moi) ferons en sorte que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Dans ce sens, en semaine, les marches sont interdites. Les gens peuvent se retrouver en un lieu fixe et faire leur meeting ou réunion publique.

En week-end, c’est-à-dire les samedi et dimanches, ils peuvent faire leur marche. C’est valable pour tout le monde. La loi nous autorise à prendre cette décision", a martelé Payadowa Boukpessi.

Cette mesure, selon lui, n’entrave pas la liberté de manifestions : "la liberté de manifestation est toujours garantie au Togo, elle n’aura pas de blocage, mais se fera au respect de la loi".

Le ministre de la sécurité a de son côté appelé tout le monde au sens de "responsabilité".

"La paix, ce n’est pas une denrée qu’on achète, on doit la préserver. On a vu des armes dans les mains des manifestants, c’est inquiétant. Et le travail devient de plus en plus compliqué pour encadrer une marche", a précisé le Colonel Yark Damehame.

Cette mesure intervient, quelques heures après l’annonce d’une marche le mercredi 18 octobre par la coalition de l’opposition, prévue pour chuter devant le siège de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) à Lomé.

La "lutte continue"

"La lutte continue. Nous annonçons déjà pour le mercredi 18 octobre, une grande marche qui ira vers les bureaux de la Cédéao à Lomé pour dire à la Cédéao que nous ne sommes pas d’accord avec le référendum qu’elle semble encourager", avait déclaré Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, lors d’une conférence de presse.

La Cédéao, l’Union africaine (UA) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ont invité le 4 octobre dernier, le gouvernement togolais à fixer une "date" pour le "référendum" sur le projet de loi constitutionnelle.

Dans une déclaration commune, ces trois organisations avaient pris "acte en particulier de l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise" et encouragé l’opposition "à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles".

Selon Mme Adjamagbo-Johnson, l’organisation sous-régionale est "allée très loin en incitant le gouvernement à annoncer de date pour le référendum". "Or ce que le peuple veut, c’est le retour pur et simple à la constitution de 1992", a-t-elle insisté.

Le regroupement de 14 partis politiques de l’opposition exige notamment le retour à la constitution de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger.

Précisons qu’au moins quatre personnes sont mortes depuis le début des manifestations de l’opposition le 19 août et plusieurs blessés (dont des forces de l’ordre), selon un bilan officiel. Plusieurs dégâts matériels sont également enregistrés. FIN

Edwige AKOTOH/ Rédaction

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