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Afrique : les enfants accusés de sorcellerie sont vulnérables (UNICEF)

vendredi 22 avril 2011 à 13:28

Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a dénombré un nombre alarmant d’instrumentalisation et d’exploitation d’enfants accusés de sorcellerie, a rapporté l’agence Xinhua.

"Les multiples pressions économiques et sociales, y compris les conflits, la pauvreté, l’urbanisation et l’affaiblissement des communautés, ou encore le VIH/Sida sont autant de facteurs qui contribuent à l’augmentation récente du nombre d’accusations de sorcellerie à l’encontre des enfants", a déclaré le conseiller régional pour la protection des enfants de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Joachim Theis.

"Ces accusations sont partie intégrante de l’augmentation des abus, de la violence et de la négligence dont sont victimes les enfants et sont la manifestation de profonds problèmes de société", a-t-il ajouté.

Menée par le bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du centre de l’UNICEF, l’étude compile les trajectoires et les témoignages des enfants accusés de sorcellerie. Par exemple, un enfant raconte qu’il a accepté de tuer une personne en échange d’un morceau de mangue. Un autre dit avoir tué 800 personnes alors qu’il volait avec d’autres sorcières sur un morceau d’écorce d’arbre.

Ces enfants sont victimes de violence physique ou psychologique extrêmes, déplore l’UNICEF. Le phénomène se développe de plus en plus dans les zones urbaines et touche particulièrement les garçons. En se basant sur plusieurs études, le rapport liste les profils des enfants courant le plus de risques d’être accusés ou d’être victime d’abus ou de violence liés à la sorcellerie. Devenir orphelin ou être élevé par un parent éloigné constituent les principaux facteurs. Si un enfant montre une forme d’agressivité ou un tempérament solitaire, une déformation physique ou psychologique tel que l’autisme, il encoure un plus grand risque d’être accusé de sorcellerie, souligne le rapport.

A ces pratiques culturelles traditionnelles, vient se greffer la montée en puissance des ’pasteurs-prophètes’ des Eglises pentecôtistes. Certaines de ces églises ont renforcé ces croyances populaires et favorise les pratiques d’exorcisme tout en tirant un commerce lucratif de la souffrance de ces enfants.

"Même si les accusations de sorcellerie à l’encontre des enfants sont liées à des causes culturelles ou religieuses, la réponse à ces formes d’abus ne doit pas être différentes des réponses que l’on peut apporter aux enfants victimes de violence et de négligence", a pointé Joachim Theis.

"Cette réponse fait partie intégrante d’un système global de réponse et de prévention et comprend la recherche pour accroître la compréhension du phénomène et de ses causes ; la protection et les soins aux enfants victimes d’abus ; un travail de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation contre les abus à l’encontre des enfants, dans la population, parmi les professionnels et à l’intention des leaders politiques et religieux ; et un travail législatif couplé à une application effective de la loi", a-t-il ajouté.

L’UNICEF recommande aux pays touchés par les cas de sorcelleries d’adopter une série de réformes législatives pour améliorer la protection des enfants et leur accès à des services sociaux.

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